CHAPITRE DEUXlftlIB
de Pompadour attachait aux intérêts de sa form prince du sang, le prince de Gonti. Mettant it Tambition de la vieille princesse de Gonti tvait présentée à la cour, exploitant la jaluucette branche de la famille royale contre les et les d'Orléans, et qui s'indignait des bar* qu'elle trouvait entre elle et le trône, la favognait le jeune prince par la promesse d'emson mariage avec Madame Adélaïde (1).
ame de Pompadour s'entourait du dévouele ces financiers d'État, les frères Paris i', ille avait reçu de grands services lorsqu'elle ncore madame d'Étiolés. Elle en faisait ses es et ses soutiens, en fortifiant le Roi, ai et ennuyé des embarras de finances, dans qu'eux seuls, par leurs calculs, leurs idées,
i,àuue certaine bienveillance pour la favorite, mais la laissa e relativement aux choses qui pouvaient blesser ses snitiligieux. Madame de Tonipadour ayant fuit dcnmudur ù la permission de porter Tun des plats à la cérénuinit! de lu <;<'ii<', iczinska lui manda que les dames pour cette céréiiiouie étaient e suffisant. Malgré ce refus, niadaino de roinpailuui- lit traus-
la Reine son désir de quêter le jnur de l'â'iueK. Marie 1, quoi qu'on pût lui dire, soutint qu'il n<{ serait pas décent ime de Pompadour quêtât, et nomma ma'lami; de «'asiiies plir cet office.
wircs de d'Argenson, édition Janet, t. II »'t III. — Ku i-il'et,
comme des fiançailles dans la pcniiissioii donnée, au mois ilo 8, au prince de Coati de s'enlVniicr avec Madame AdélaT<le a petite vérole de la princess<>.
frères Paris, fils d'un aubcr^'^iste do Muras en Dauphiné, se it : Tainé, Antoine; le second, lu Muntinjitc; le troisiëine, r le quatrième Montmarlrl. Tous quatre tirent fortune, et ;el laissa d'iimnonsos ricli"s«!»-s gaspillées par les extrava- ! son fils, le marquis de Brunoy.
leur expérience, étaient capables de fournir Targei nécessaire aux besoins de la guerre. Elle servait d sa parole et de tous ses efforts les plans orguei leux, Taudace hautaine, la politique mobile et fc rieuse de ces véritables maîtres de l'argent de 1 France, dont l'imagination agitait successivemei la ruine de rAutriche, de la Hollande, de la Russi< Elle cachait, avec toutes les ressources de son hi bileté, les prodigalités et l'héritage de dettes de ( système'qui ruinait la province, mais avait toujoui de l'argent pour le Roi et pour Paris. Elle ouvra l'oreille du Roi, et les abords du conseil, aux idée de Duverney qu'elle accréditait autour d'elle pj l'éloquence et la bonhomie apparente de Montma tel. Elle ne cessait de parler au Roi du malaise, c la perte du crédit public, si ces hommes venaiei à tomber ; et, leur donnant, en toute occasion et toute heure, l'autorité de son amitié, le secours c sa protection, se liant avec eux jusqu'à l'intimit entrant dans leur famille où elle mettait la pai: elle en faisait des auxiliaires à ses ordres, les enn( mis de ses ennemis ; et c'était avec eux qu'elle rei versait le contrôleur général Orry, dont un conten porain dit : « C'est le bon sens môme personnifié c un gros bourgeois renforcé et tel qu'on voit dai nos comédies ce qu'on appelle les rôles à mai teau; » mais un ministre intègre qui ne voulait pj se prêter aux dilapidations de lu favorite (1).
(1) Les frères Paris, auxi^uelh Orry avait n'fusé de sii^ncr les lui chés relatifs aux fournitures de rariiiéc aa;iàsant de concert avec