CHAPITRE QrATSIÉXlL O
fils aT»t Hionnmir d^appartenir aux pnacies de ii maison de Lorraine par sa mène, et qoH èluîs obligé de lenr demander leor agrèm^il 1 v. (Os deux échecs ne décoorageaient pas madame de Pompadonr, et ne loi faisaient rien rabattre de ses prétentions.
La faTorite se retournait d'un autre côté de la cour. Des négociations étaient ouTeries avec le duc de C3iaulnes qui dcTcnait, dans la familiarité amie de la correspondance de madame de Pompadour, son cochon. Et Ton convenait qu'Alexandriue, aussitôt qu*elle aurait atteint sa treizième années, épouserait le duc de Picquigny, à la double condition que le duc de Ghaulnes, son père, obtiendrait la place de gouyemeur du duc de Bourgogne , fils du Dauphin, et que la duchesse, sa mère, remplacerait madame de Tallard, gouvernante des Enfants de France (2). Les choses ainsi arrangées, un frisson pris au salut du couvent de TAssomption enlevait en quelques heures à madame de Pompadour cette fille de ses espérances (3) et ne laissait qu'un frère et un père à Tambition de ses afTections.
Mais que pouvait, et que voulait faire madame de Pompadour pour son père , sinon le cacher et le
(1) Mémobreê du maréchal due de Hiehelieu. (S) Jùwrmal de Barbier, édit. de l'Histoire de France, t. IV. (3) La petite Alexaodrine mourait dans sa dixième année, le 15 Juin 17S4. Barbier dit qii*elU fût emportée par une convulsion causée par le
fO MADAME DE POMPADOUR.
tenir au second plan de la faveur, dans une de ces obscui'ilés satisfaites, dans une de ces aisances repues et sans éclat où les courtisanes enterrent par pudeur un père sans préjugés? Le père Poisson apparaît, dans quelques mots que Thistoire a gardés de lui, comme le type d*un traitant en sousordre qui encanaille, dans sa grossière et robuste personne, Tesprit, le scepticisme, les goûts, les vices et jusqu'à l'insolence de la haute finance do temps. C'est un gros homme, plein dévie, de sang et de vin, allumé et débraillé parla débauche, crapuleux et suspect, qui cuve son scandale dans son cynisme, et roule, dans cette tête, qui a entrevu la potence, les théories et la morale d'un drôle sans scrupules. Épanoui, raillard, et brutal, carrément installé, le chapeau sur la tête, dans l'impunité de
percomont d'une grosse dent ; d'Argenson attribue sa mort à iina indlgostion il<i lait : la fille prenant du lait d'ânesse comme sa mère. Qadlê que Nuit la cause de sa mort, Alexandrine tombait malade le 14 aprèl une purgatiun, et le samedi, quand arrivaient Sénac et La Martinlèret ils la trouvaient morte. On parla de poison, ainsi qu'il en e3t question fc propos des morts subites et peu naturelles de tout le siècle ; on dit qu'elle avait été empoisonnée par les Jésuites. L'ouverture du cotyê ne montra aucune trace de poison, les chirurgiens remarquèrent seolement quelques gouttes de sang cxtravasé dans le bas-ventre.
La marquise, U laquelle la foudroyante nouvelle arrivait dans un lOfh mont critique, tombait malade, était saignée au pied, et d^Ax^ittOB écrivait : « On ne savait encore hier ce qui arriverût de son sort. •
(jiiy a fuit de la Hlle de madame de Pompadour un portrait IntaiU* dans une sarduine qui est aujourd'hui dans la collection de la marqiUlB do Contadcs. Sous le u° 215 se vendait, à la vente de M. de Ménarii un buste en bronze de jeune fille, les cheveux nattés et retroussés, qw M. Leturq affirme être un buste de la jeune fille, exécuté par Sa[7 Enfin madame de Pompadour, dans son codicille dicté à Colin, légoait un portrait de sa fille, une miniature montée sui^ne boite garais di brillants, à madame la comtesse du Roure.