‹ Madame de PompadourChapitre 52 sur 205 · CHAPITRE SIXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIEME

ndant lesquels chacun cherche à embaucher es de son adversaire. Presqu\iussit6t après la e Maurepas, pendant que d*Argcnson renouait ment avec Richelieu à la table du président t et qu*il cherchait à enrôler à son profit les iments du duc contre la favorite, il donnait ame de Pompadour un grand dîner dont 'entretenait comme d*un dîner d'entière et te réconciliation. Pendant de longs mois les avaient Tair de se traiter en commun, e de Pompadour et madame d*Estrades ne lient plus rien sans consulter d'Argenson et ison ne décidait rien sans prendre Tavis de la ). Dans le conseil tenu chez le ministre de la le vendredi 2â mai 1750, pendant Témeute de u sujet des enfants enlevés par les archers , lit la marquise de Pompadour et la comtesse des assister à ce conseil. Enfin, les courtisans uaient, en décembre 1750, que le comte d'Arétait le seul ministre qui eût été admis àcou- IX deux voyages que le Roi avait faits à e. Mais pendant toute cette apparente réconn la favorite travaillait à enlever au ministre de son collègue Machault qui, quoique attad'Argenson et lui devant tout, se montrait t et indécis sur le parti qu'il devait embrasser ministère. Machault s'abandonnait facilement me de Pompadour. Machault gagné, la favo- )Oussait en avant, le trompettait, lui pratiquait ande place dans l'esprit du Roi. En même

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tomps elle taisait habilement arriver jusqu*à Louis XT de maladroites indiscrétions de la Reine qui trahissaient les confidences et les propos contre la favorite tenus par d'Argenson dans Tintimité de la famille royale : en sorte que le jour où Machault prenait place au conseil, comme garde des sceaux, le Bo' disait avec une certaine dureté à son ministre favori: M Monsieur, il faut maintenant reculer d*un cran.» C'était presque une disgrâce aux yeux des observateurs de la cour, qui se renforçaient dans leurs piévisions en voyant quelques joursaprès Machault fain au Dauphin, la veille de Tinstallation du prince ao conseil, Tinstruction des principes du Conseil des dépèches, instruction qui, d*après les précédents, devait revenir au comte d'Argenson, le doyen des sccrctiiires d'Ktat. Les signes de défaveur allaient croissant. Cela fait, brusquement et tout d*un coup flnissait la comédie d'affection jouée par la marquise, qui se déchaînait contre d'Argenson et son gendre, de Maillcbois. D'Argenson semblait désespérer un moment de sa position. Il disait tout haut : « qu'il ne tenait plus qu*à un fil, qu'il était seul comme un as de pique. »

Mais tout malade et goutteux, tout éteint et écrasé qu'il était, en dépit du pouvoir croissant de Machault qui appelait au ministère Saint-Florentin et Rouillé» et enlevait au propre neveu de d'Argenson la place de secrétaire d'État des Affaires étrangères donnée à Saint-Contest , le ministre menacé et dlmintié tenait bon dans son hostilité hainetise Contre tnadame

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