CHAPITRE SEPTIÈME. ISO
. n était soutenu dans l*ÉgIise même par le ipposé au rigorisme du Père Boyer, par ce ) de gens pieux, qui, boudant à regret les s de la favorite , n*étaient point fâchés d'avoir j'en rapprocher l'occasion et le prétexte de lut. Plutôt que de rebuter par les exigences sévérités les avances de madame de Pompane valait-il pas mieux la détacher doucement s rudesse du monde philosophique qu'elle lait, et dont elle encourageait par-dessous :es audaces et les victoires , la convertir à peioses, la conquérir à Tamiable, Thabituer d aux dehors de la religion , l'approcher peu de la foi, en attendant que les années Ty jet, et qu'elle y entraînât avec elle la conscience i? Ainsi parlaient les amis du Père de Sacy , apologistes de sa délicate entreprise.
Bndant les négociations du Père de Sacy traî- . en longueur. Il hésitait, tâtonnait; il répon- IX demandes de confession solennelle , d'abso- , par des paroles dilatoires où se montraient ibarras de sa diplomatie et les troubles de sa ence. C'étaient de longs pourparlers où il t de ne rien refuser et de ne rien promettre, ant aux impatiences de madame de Pompâtes règles de l'Église, ses scrupules personles ménagements qu'il devait à son ordre. Au i de ces tiraillements , les conférences s'ébruiet avec elles une rumeur assez étrange : Veri s'entretenait du désir qu'avait la favorite de
devenir dame du palais de la Reine. A la nouvelle que le Père de Sacy fréquentait madame de Pompadour, avait des conférences avec elle, l'indignation éclatait parmi le clergé austère et dans le parti religieux du Dauphin ; les dévots s'élevaient contre les facilités et les accommodements du confesseur qui permettait à sa pénitente le rouge et toutes les mondanités. Le soulèvement fut si fort, il menaçait d'aller si loin, que les supérieurs du Père de Sacy l'engageaient à discontinuer ses visites et à cesser d'entretenir madame de Pompadour dans l'illusion de pouvoir se réconcilier avec l'Église en gardant sa position auprès du Roi (1).
Mais sur toute cette fourberie religieuse donnons la parole à madame de Pompadour elle-même et publions intégralement cette note remise au Saint- Père par un agent secret, note qui nous montre la favorite, a en la perfide candeur » de ses plaintes, rendre hypocritement l'ordre des Jésuites responsable du Parc aux Cerfs et des débauches de Louis XV (2) :
« Au commencement de 4752, déterminée par Ai motifs dont il est inutile de rendre compte à ne comur* ver pour le Roi que les sentimens de la reconnoissana et de l'attachement le plus pur, je le déclarai à Sa Ma* jesté, en la suppliant de faire consulter les docteurs et
(1) Mémoires historiques et anecdotes de la cour de France pm/âaâ h aveur delà marquise de Pompadour, par Soulavie. Arthus Bertrand, UOL
(2) Clément XIV et les Jésuites, par M. Crétineau-Joly, et Madame et Pompadour, par M. Campardon.