CHAPITRE SEPTIÈME
le et d'écrire à ion confesseur pour quil en conautres, afin de trouver les moyens de me laisser ie sa personne, puisqu'il le désiroit, sans être au soupçon (Tune foiblesse que je n'avois plus, connoissant mon caractère, sentit quil n'y avoit etour à espérer de ma part, et se prêta à ce que ois. Il fit consulter des docteurs et écrivit au sseau qui lui demanda une séparation totale. Le répondit quil n'étoit nullement dans le cas d'y r, que ce nétoit pas pour lui quil désiroit un ment qm ne laissât pas de soupçon au public, ^ir ma propre satisfaction; que j'étois nécessaire eur de sa vie, au bien de ses affaires; quej'eeule qui osât lui dire la vérité si utile aux rois, bon Père espéra, dans ce moment, quil se ren^ aitre de l'esprit du Roi, et répéta toujours la hose. Les docteurs firent des réponses sur lesil auroit été possible de s'afTanger, si les Jésuites it consenti. Je parlai dans ce temps à des persondésiraient le bien du Roi et de la religion; je rai que si le P, Pérusseau n enchaînait pas le ' les sao'emens, il se livreroit à une façon de mt tout le monde seroit fâché. Je ne persuadai l'on vit en peu de temps que je ne m'étais pas '. Les choses en restèrent donc en apparence par le passé jusqu'en 1755. Puis de longues ns sur les malheu7's qui m'avaient poursuivie, ans la plus gravide fortune, la certitude de neais heureuse par les biens du monde, puisquauux ne m'avait manqué et que je n'avais pu
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pai^enir au bonheur, le détachement des choses qui m'amusotent le plus, tout me porta à croire que k seul bonheur était en Dieu. Je madressai au P. de Socj comme à V homme le plus pénétré de cette vérité; je bà montrai mon âme toute nue, tl m'éprouva en secret depuis le mois de septembre jusque la fin de janvier 1756. // tne proposa dans ce temps d'écrire une lettre à nm mari dont j'ai le brouillon qu'il écrivit lui-même, M<m mari refusa de jamais me voir. Le Père me fit demat der une place chez la Reine pour plus de décence (i); il fit changer les escaliers qui donnaient dans mon Ofpartementy et le Roi ny entra plus que par lap&ctit compagnie, il me prescrivit une règle de conduite qye j'observai exactement. Ce changement fit grand bruit à la cour et à la ville : les intrigans de toute espèce s*ai mêlèrent; le P. de Sacy en fut entouré et me dit qu'il me refuserait les sacremens tant que je serais à la cour. Je lui représentai tous les engagemens quil m*avoit faù prendre, la difféi^ence que V intrigue avait mise dans ta façon de penser. Il finit par me dire que tan s'étxA trop moqué du confesseur du Roi quand M. le comte et Toulouse étoit venu au monde, et qu'il ne voubnt pû$ qu'il lui en arrivât autant. Je n'eus rien à répondre à un semblable motif, et y après avoir épuisé tout ce qpe k désir de remplir mes devoirs put me faire trouver ds plus propf^e à le persuader de n'écouter que la religton et non l'intrigue, je ne le revis plus, Uabominûlk
(1) Madame de Pompadour eut bien certainement Tart de M filin pousser par le Père de Sacy à demander la place qu'elle brûlait d'obtenir depuis longtemps.
CnAPITRE SEPTIEME. 1G3
er 1757 (la tentative d*assassinat de Damiens) ît fut suivi des mêmes intrigues de tannée d'à' e Roi fit tout son possible pour amener le P. Desà la vérité de la religion. Les mêmes motifs le agir, la réponse ne fut pas différente, et le Roi, irait vivement de remplir ses devoirs de chrétien, privé, et retomba peu après dans les mêmes , dont on Vauroit tiré si ton avait agi de
ilgré la patience extrême dont f avais fait usage t dix-huit mois avec le P, de Sacy, mon coeur ïitpas moins déchiré de ma situation, fen parlai mnête homme en qui j'avois confiance : il en fut et il chercha les moyens de la faire cesser. Un !e ses amis^ aussi savant qu intelligent , exposa ition à un homme fait ainsi que lui pour la ju- I pensèf*ent l'un et l'autre que ma conduite ne t pas la peine que Von me faisoit éprouver. En lence, mon confesseur, après un nouveau temps ves assez long, a fait cesser cette injustice en me tant d'approcher des sacremens , et, quoique je (uelque peine du secret qu'il faut garder pour des noirceurs à mon confesseur, c'est cependant 2nde consolation pour mon âme. »
s cette note de madame de Pompadour sont sous silence un certain nombre de détails favorite n'avait pas jugé à propos de confier int-Père. Et voici l'histoire de la fameuse dont le Père Sacy avait fait le brouillon. Made Pompadour Tavait bien envoyée à son mari,
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cette lettre, où, s'homiliant, accusant ses fa jouant le remords, elle finissait par lui demi de la reprendre et le suppliait de lui permettre difier le monde par Tunion dans laquelle elle lait vivre avec lui. Mais, pendant qu'elle était copier sa lettre , Soubise , le courtisan tout dé se rendait chez M. d'Étiolés. Il lui annonçait i allait lui remettre dans quelques heures une de madame de Pompadour, qu'il était assuré libre de faire ce qu'il voulait, que Ton ne prête en rien forcer sa volonté , mais qu'on lui conse en ami, de ne point accepter les offres de la l que s'il le faisait, cela pourrait désobliger le Et craignant même que l'intercession de Soubi fût pas suffisante, madame de Pompadour ava péché son ministre de confiance, Machault s'était transporté de Versailles à Paris pour ol du mari, dit le duc de Luynes, «qu'il ne fît pa réponse trop embarrassante (1)».
Or, M. d'Étiolés, qui avait eu le temps de pri son parti , de trouver des consolations de mar: façon de Molière, devenu philosophe à la mode race, M. d'Étiolés, voluptueux et tranquille, n le passé et l'avenir dans le bon vin et les an faciles , ne pensait plus guère à sa femme que lui faire passer ses demandes par l'abbé E avec ces terribles paroles : « Dites à ma femm j'irai au château, que je l'ai résolu, et que je
(1) Mémoiret Ou duc de Luynes, t, XV.