PS
limanche 8, madame de Pompadour était tée , après vêpres , par la duchesse de Luynes )ine et elle assistait au souper du grand coui toilette magnifique (1).
undi 9 , la favorite prenait possession de sa ît commençait son service pendant six heures 9 la Reine, raccompagnant à la messe, assisson dîner (2).
)out de la tartuferie, la dame du palais, arri- }on but, ncse rappelait guère sa religiosité de
j^genson dit : « La haute noblesse se plaint de cette nouvelle
palais qui est associée aux dames de la plus grande qualité,
hautement qu'elles ne peuvent rester dans leur place, ayant
apagne mademoiselle Poisson, fille d'un laquais qui avait été
é à être pendu. »
mal historique du règne de Louis XV, par Barbier, édition Ret. rV» — Malgré la faiblesse de ses forces et ses fréquents ) madame de Pompadour faisait son service intermittent avec
commande que pour s'en amuser et en amuser ses amis; toutefois, au fond de la femme qu'on ne voit jamais pardonner, restait contre l'ordre des Jésuites un fonds de rancune qui devait bientôt peser sur les destins de la Société (1).
A douze ans de là, sous le ministère de Ghoiseul, les Jésuites étaient bannis de France. Une caricature montrait la pénitente du P. de Sacy » la persécutrice de Christophe de Beaumont, arquebusant, comme en une autre Saint-Barthélémy, une foule fuyante de prêtres à bonnet carré, dont les cadavres , arrosés d'eau bénite par le Roi , étaient mis dans des fosses que creusait le Parlement en robe(S).
une certaine régularité ; elle venait très-souvent au dîner de llnii Leczinska, lui faisait continueUement des cadeaux de fleura, la fttiguait enfin, d'après le dire du duc de Luynes, de ses aasiduitès um tact.
(1) Soulavie afïïrme, dans les Mémoires de Richelieu, tenir da P. Ru* tenay, le Jésuite le plus au courant des anecdotes concernant vkCnt paguie, que dès 1755, — c'est Tannée où madame de Pompadonr il brouille avec lo P. de Sacy, — TOrdre était averti par on eojAt^ li cien élève dos Jésuites, rendant compte jour par jour, an recteordik maison de Saint-Antoine de Paris, de sa prochaine ezpoUioDitkK France. f
(2) Mémoires secrets pour servùr à l'histoire de la république du MM |^
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ilntion d'immortalité de la favorite. — Ses rapports avec Voltaire, susseaa, Crébillon père, Buffon, Montesquieu, Marmontel. — VEndopédie apportée à un souper du Roi à Trianon. — Création d'une Miafacture nationale de porcelaines. — Essais à Mennecy, à Ville- 7, à Chantilly. — Transport de la fabrique de Vincennes à Sèvres. Le ro9e pompadour inventé par Xhrouet. — Madame de Pompadour I fait vendeuse et marchande aux expositions du château de Verillea. — Fondation de TÉcole militaire. — La favorite en a l'idée «mière. — Sa correspondance avec Pâris-Duverney. — Madame de ampadonr consacre, en 1755, son revenu à la continuation des avanx.
Lie sceptre léger d'une maîtresse de Roi , le gounement des grâces et le commandement des lisirs ne suffisaient plus à madame de Pompaar. La favorite avait soif d'immortalité , elle était ibitieuse de faire figure dans l'histoire au-delà de a règne , elle voulait se survivre en un vers , en e dédicace , en une adulation du génie. Et la farite groupait autour d'elle les grands hommes de Q siècle, s'efforçait d'en faire ses obligés, les nsionnait, les logeait dans les palais de l'État, i défendait de la prison , leur ouvrait le chemin l'Académie.
Yoltaire, parmi les littérateurs du temps, est l'au-
leur aimé, gâté, préféré de la favorite. Elle lui commande, pour les fêtes de la cour, la Princesse de Navan'e et le Temple de la Gloire, Elle le fait académicien, historiographe deFrance, gentilhomme ordinaire de la chambre avec la permission de yen^ dre la charge et d'en garder le titre et les privilèges Et Voltaire remercie madame de Pompadour pai ces vers :
Ainsi donc vous réunissez Tous les arts, tous les goûts, tous les talents de plaire;
Pompadour, vous embellisseï
La cour, le Parnasse et Cythëre.
Charme de tous les cœurs, trésor d*un seul mortel,
Qu'un sort si beau soit étemel I
Voltaire lui dédie Tancrède. Voltaire la célèbre en prose sous le nom de Téone dans la Vision de Ror hone : « 11 y a quelques rivales qui déchirent la beDe Téone, mais elle fait plus de bien qu'elles toutes ensemble, elle ne commettrait pas une légère injuitice pour le plus grand intérêt. Elle ne donne à soi amant que des conseils généreux, elle n*est occupfc que de sa gloire. » Enfin Voltaire immortalise b favorite dans le Précis du siècle de Louis XV: «B faut avouer que TEurope peut dater sa félicité ds jour de cette paix (Aix-la-Chapelle). On apprendn avec surprise qu'elle fut le fruit des conseils pni*{ sants d'une jeune dame de haut rang, célèbre pi^ ses charmes, par ses talents singuliers, par 800 01*1 prit et par une place enviée (1). »
(1) Pièces intéressantes et peu connues, par Leplace, t. L