‹ Madame de PompadourChapitre 71 sur 205 · C: .PITRE HUITIÈMB · texte numérisé non relu

C: .PITRE HUITIÈMB

ans, elle lui fait étudier Saint-Gyr et son orga- >n, elle le presse de chercher avec son frère le 1 le plus propre à son projet. Ce ne sont que »} projets, devis, et quelle impatience de ce mps où Ton posera la première pierre de redira marquise ne mit jamais plus de feu , plus , à une aflaire personnelle. Dans une lettre du irembre 1750, elle écrit : « J'ay été dans renchanf de voir le Roy entrée' dans le détail tantost, je de voir la chose publique, parce qt^après il ne kis possible de la rompre, je compte sur votre élo- ? pour séduire M, de Machault, quoique je le trop attaché au Roy pour s'opposer à sa gloire; taon cher Duvemay, je compte sur votre vigioourque l'univers en soit bientost instruit, vous *és me voir jeudy à ce que j'espère , je n'ay pas de vous di?*e que j'en seray ravie et que je vous le tout mon cœur (1). »

les années qui suivent, le désir, l'activité, la )n et le zèle de la marquise ne se ralentissent Elle encourage et discute les propositions de ney. Pour subvenir aux premiers travaux, elle lie avec lui deTargent dans un impôt sur les i ; elle apaise les discussions entre Pâris-Duver-

at trouve sa défense et son appui le plus ferme, même contre X intérieurs qui pourroient altérer sa consistance. Il me paroît adame, que Von ne sauroit trop exciter le zèle et la fidélité de X corps, dans un temps où l'on pourroit peut-être avoir à se I des autres. » (Archives de l'Empire.)

ttre autographe de madame de Pompadour. (Archives de l'Em- 119 «7.)

ney et son frère qui a traité carrément Tami de sa sœur de fripon. Elle règle la distribution intérieure de rÉcole ; elle intéresse le Roi à la sortie de terre des premières assises, et quand un moment, en 1755, Targent manque, quand il est question de vendre avec les chevaux et les charrettes qui ont voiture les pierres , les pierres elles-mêmes ; quand madame de Pompadour voit s'évanouir cette vision si longtemps caressée de sa jeune École manœuvrant au bruit des tambours , sous les yeux du Roi, elle prend la plume et écrit avec un accent de grandeur et de généreuse émotion :

« Non assurément y mon cher nigaud j je ne hisserai pas périr au poi't un établissement qui doit immortalhser le Roi, rendre heureuse sa noblesse et faire connoitn à la postérité mon attachement pour l'État et pour h personne de Sa Majesté. J'ai dit à Gabriel aujourihâ de s'arranger pour 7'emettre à Grenelle les ouvriers néce$saires pour fiîiir la besogne,. Mon revenu de cette annè ne m'est pas encore rentré, je femployerai en entier pour payer les quinzaines des ouvriers ; j'ignore si jt trouverai mes sûretés pour le paiement , mais je MW très-bien que je risquerai avec grande satisfaction ead mille livres pour le bonheur de ces pauvres enfantin Bonsoir, cher nigaud, si vous êtes en état de veniràPoru mardis je vous y vetTai avec un grand plaisir ; si vont ne le pouvez pas , envoyez-moi votre neveu sur les vx heures (1). »

(1) Mélanges de la Société des bibliophiles, t. VI, '

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