‹ Madame de PompadourChapitre 77 sur 205 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

ne laisse aucun doute sur la vérité en gros de laigneux paragraphe. Oui, il n'existe véri tant qu'un présent, dont l'envoi, remis d'année

à Vienne et qui serait une curiosité à Paris. Elle faisait manarhemberg de s'enquérir délicatement de ce qui pouvait faire e plaisir à la favorite. L^ambassadeur répondait à l'Impératrice et à offrir était une écritoire, jolité de mode alors très-goûtée lames de Paris, une écritoire du prix de 4,000 ducats. L'Impérouvait la valeur du cadeau insuffisante, demandait que son deur allât, pour l'entourage seul du portrait en pierres préà 6,000 ducats et même au delà, et elle choisissait parmi ses Ml plus rares, dont elle avait une merveilleuse collection, quelles qui étaient envoyées à Paris où l'écritoire devait être fabri-

le compte. Fourni à Son Excellence Mr le comte de Starhemir Durollay et Estienne son neveu, bijoutiers, place Dauphine

itore en or d'un pupitre de lacq avec cornet, pou-

Bt boite à éponge d'or 3,464 »

é pour du lacq 528 »

é pour l'ébéniste, le gainier et le faiseur de ser- 360 »

façon de la bijouterie, la gravure, la ciselure . . 6,148 r

omme de dix mille cinq cents livres, il fallait ajouter :

'te du bijoutier Lempereur 66,000 •

du portrait payé au miniaturiste Venevault. . . . 600 »

e petite boite garnie de cuivre dans laquelle le

it a été envo^'é à Vienne et renvoyé à Paris. • . 30 »

hallage du présent et des laques qui ont été ren-

i à Vienne (les boites de laque de Marie-Thérèse

itaient pas entrées dans la confection du pupitre) . 28 19 s.

Total 77,278 19

asée du présent, avons-nous dit, remonte au mois de mai 1757. r une cause que nous ne connaissons pas, soit par la longueur cage, le u souvenir » de Marie-Thérèse à madame de Pompa- Lait offert qu'en janvier 1759. Il était précédé de cette lettre de en date du 11 janvier :

tpératrice est touchée, Madame, de l'intérêt que vous continuez '6 à Son union avec le Roi. Elle a vu jusqu'ici la constance et lié avec laquelle depuis son origine vous avez toigours été

en année, n*a eu lieu qu*en 1759, mais un présent, quoi qu*en dise Marie-Thérèse, aussi magnifiqoe que galant : un portrait de son auguste personne,

attachée aa sistéme heureusement établi entra les denx court et Bk vous en a sçu le plus grand gré. Elle m^ordonne de vous le témoigur en son nom, et comme Elle compte qu*il ne sauroit vous être désagréa^ ble et que le Roi ne peut approuver qn'EUe tâche de vous témoiga» combien Elle est sensible à vos sentimens pour Loi et pour EQe, BU charge M. le comte de Starhemberg de voua remettre une petite an^ que de souvenir de sa part et désire que vous vouliei bien raeoqlB comme une preuve de ses sentimens pour vous. Je rais dunaé |N rimpératrice ait bien voulu se servir de moi pour voua les tèmoigMr» Faites-moi la grâce d'en être persuadée et conaenrei-iDoi voa boatéi que je fais gloire de mériter par le respect et rattachement invislaUs avec lequel je serai bien certainement tant que j^eiJaterai. »

Madame de Pompadour remerciait Kaunits daoa cette lettre :

Réunisses, monsieur le comte, tous les sentimens que Féléeëtien ff f^ sensibilité de votre ame pourront vous inspirer, vous serée encore MaMgné de sentir ce qui s* est passé dans la mUnne en reeeomnt ie portrait if S. M, I, Je suis comblée de cette marque infinie de bonté; coutume à compter et admirer respectueusement les gràùu de l'Impératrice^ n'osoit se flatter qu'elle daignât les étendre jufim ' moy. Il est au-dessus de mes forces de parvenir à exprimer mm iialûalM à la plus grande princesse du monde. Suppléés à ma tiwddité, mOMSinr h comte, je vous en conjure, dites ce que vous avés vu à Congiiigm de M façon de penser, dites ce que vous sentes pour votre odoreMe flMftrant; il n'y aura rien d'exagéré; je laisse d interpréter à votre eeenr ee fat i> mien sent. Vous devés juger par vous-même combien U est intérêttmdfÊT moi que la vérité de mes sentimens parvienne jusqu'à S* Jf. /. S* donnant une commission qui m'est aussy chère, je vota proune, le comte, toute l'étendue de t estime et de l'amitié que Je vont ni 28 janvier 1759.

Je n'oserois me plaindre de la magnifieenee du présent, maig rim ^9t roit manqué à ma satisfaction si le portrait avait été dénué i

A cette lettre était jointe la lettre de madame de Pompadour à Hadi^ Thérèse donnée dans le texte. Une dépêche de Starhembei^ à nous fait assister à la scène de la remise du cadeau de Marie-11iéflH<

u Madame de Pompadour, à qui j'ai remis le présent qui lui Mrit destiné et la lettre de V. E., m'a témoigné avec les ezpreaakaa kl plus vives et certainement les plus sincères sa reconnoiaaanee de marque si flatteuse de l'auguste bienveillance de S. M. et de aoB itk pour le maintien de l'étroite union entre les deux cours ftliud qoa f^

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