CHAPITRE NBUVIfiMB. tOl
I dans une écriioire de laque enrichie de précieuses, coûtant 77,000 livres. Madame padour remerciait en ces termes :
lY permis d'espérer jwe V, M, I. daignera avec bonté mes trèS'humbks remerdemens et
tment de rennemi commun. Comme elle me demandoit 8*11 lai ûs d'écrire à S. M. pour s'acquitter vit-à-yis d*KUe-méme de mbles remerclmens, je n'ai pu que me charger de faire partre qui est contenue dans celle ici-jointe qu'elle écrit k V. E. ; a été trouvé beau et magnifique, au point que madame de r R^est plaint de sa trop grande richesse: puisqae cela la 08 la nécessité d'en faire mistère à toat le monde par la t propos que l'on pourroit tenir à ce sujet. Le Roi, qui s'est Jit-hier chés madame de Pompadour à l'heure où elle m'avoit 'y venir pour me remettre la lettre k S. M., m'a fait connoitre étoit personnellement sensible à cette marque d'attention avoit bien voulu lui donner. Au reste, tout ceci m'a fourni d'entrer en quelques explications avec madame de Pompais tracasseries qu'on avoit cherché k me faire avec elle, et il in facile de lai prouver combien elle auroit tort de se métier le mes sentimens pour elle. Elle m'en a parue convaincue et M sujet des choses aussi obligeantes et flatteuses qu'il seroit le me siéroit pas de rapporter. »
ut, que devint la fameuse écritoire ? Nous voyons, dans la t) Starhemberg, madame de Pompadour se plaindre do la e richesse du présent qui la met dans la nécessité d'en faire B à tout le monde par la crainte des cancans. N'aurait-cUe ché la figure de Marie-Thérèse de l'écritoire ? N'aurait-elle vé la miniature de son sertissage de pierres précieuses ? Et le pas fait montre du portrait à elle envoyé par l'Impératrice idre de nature à ne donner lieu à aucun mauvais propos? On I de le croire par l'examen du catalogue de son frère, M. de i passent tous les objets d'art de la favorite qui ne sont pas sa vente. Sous le n« 180, nous trouvons : « L'Impératrice, . Reine de France, de forme ovale de 3 pouces sur 2 et demi ans une bordure k guirlandes en vermeil. » Cette miniature, n certainement la miniature de Venevault, est achetée 72 liif. Collet. Et, en fait de laque, nous ne rencontrons dans la ne seule boite de cette matière ornée d'une miniature de la chetée 421 fr. par le marchand Lebrun.
tôt MADAME DE POMPADOUR.
les expressions de la respectueuse reconnaissance f l'inestimable portrait qu'elle m'a fait remettre? S^û falloit , Madame, pour mériter ce don précieux, qui pénétrée jusqu'au fond de fâme de l'admiration pk d'enthousiasme qu inspirent les grâces séduisantes ti vertus héroïques de V. M, L, personne sans exeepi n'en seroitplus digne que moy. J'ose ajouter quH « point de sujets de V, M, L qui ne rende un hcmmj^ ces rares et sublimes qualités. Vous êtes accùuim Madame , à voir dans tous ceux qui ont le bonkeu vous approcher les seniimens que j'ay rhonnew vous exprimer, mais j'espère que F. M, daignera tinguer les miens et les regardera comme une suit très-p7'ofond respect avec lequel je suis
Madame de votre Majesté Impériale très-humble et très-obéissante serty Janne de PoMPADOua (1).
...28 janvier 1759.
Gela accordé à Marie-Thérèse qu'elle dit la \ dans sa lettre à Télectrice de Saxe, THisloire proclamer bien haut que si rimpératrice-Rein s'est pas abaissée à écrire de son impériale m; la Pompadour, elle n'a reculé devant aucune sesse semi-officielle par voie de ministre et c bassadeur.
Dès lors, madame de Pompadour devient le respondant de la cour impériale, le diplomati
(1) Maria T/u'rt'.^in, 1730-173H. par «rAnielh. Wien, 1«75.