CHAPITRE NEUVIÈME
le ministère autrichien se repose pour ap- )t faire triompher sa politique, le ministre Ique sorte des Affaires étrangères auquel demande un plénipotentiaire pour traiter ance intime des deux cours :
dame.... J*ai souvent désiré pouvoir me rapvotre souvenir; il s'en présente aujourd'hui asionqui, parles sentimens que je vous con- ) sauroitvous être désagréable. M. le comte lemberg a des choses de la dernière imporproposer au Roi , et elles sont d'espèce à ne être traitées que par le canal de quelqu'un M. T. G. honore de son entière confiance et assigneroit au comte de Starhemberg. Nos Uons , je pense , ne vous donneront pas lieu jtter la peine que vous aurez prise, Madame, lander au Roi quelqu'un pour traiter avec t je me flatte au contraire que vous pourrez )ir quelque gré de vous avoir donné par là ivelle marque de l'attachement et du respect [uel j'ai l'honneur d'être.... »
irticipation active de madame de Pompadour litique sortait de sa chambre, de son bou- 3ur le jeter sur la grande scène des affaires es, un personnage nouveau, le favori qu'elle : avec un petit soufflet de familiarité et de ge sur la joue, son ami, son courtisan, son ttt, son pigeon pattu, l'abbé de Remis, qui :re choisi pour la négociation sollicitée par :, puis devenir le représentant dans le minis-
904 MADAME DE POMPAPOUR.
tère des volontés de la favorite pendant une grand» partie de la guerre de sept ans.
De bonne race , de vieille noblesse , d'une maisoD qui possédait dès le douzième siècle le château de Gange , Bernis , comte de Brioude , né dans le Tinrais, près le Pont Saint-Esprit, destiné dès son en^ fance à Tétat ecclésiastique, passait sa jeunesse an séminaire de Saint-Sulpice , dans cette sorte d*écok des pages de Tépiscopat, avec aussi peu d^argent que tous les cadets de noblesse visant aux dignités et aux bénéfices de l'Église ; puis , après s'être fût recevoir au chapitre de Lyon, il venait vivre i Paris (1).
Bernis avait, pour plaire, une jolie figure d*angB bouffi, un caractère franc, ouvert, expansif, une imagination vive et méridionale, beaucoup d^esprit, relevé par un accent demi-gascon (S), le génie facOe des petits vers , des impromptus , des madrigaux qui nouaient autour d'un portrait de femme comme on
(1) Bernis, dans les épreuves que me communique M. Frédkic Ibi*
son, commence en ces termes ses Mémoire» :
« Je suis né le 22* de mai (1715) dans le cMteaa de Saint-MarediV TArdècho, en Vivarais. La seigneurie de cette petite ville appvtiwth ma famille depuis quatre cents ans... Aujourd'hui le marquis de BmI^ mon frère, est seul possesseur de cette terre qui, par ton éteadneatk beauté du paysage, est une des principales du Vivaridi. Le Rai| p^ des lettres patentes enregistrées contradictoirement an parieaiBt tt Toulouse, a érigé cette terre en marquisat soas la dénnmiiwrtiw * Pierre Bernis. »
(2; Mémoire* du maréchal duc de liichelieu