CHAPITRE DIXIÈME
ment du médecin de la Pompadour, que le preîer club agitait pour la première fois la déchéance \ l'Église et de la monarchie.
Quels réquisitoires, quelles passions, quelles cusations, quelles paroles , et quelles épithètes, i sonne déjà la révolution , amassaient dans ce in du palais les tempêtes et la foudre 1 Là , aux is de Quesnay contre l'infâme ministère , tous les ssorts de Tautorité étaient démontés , les droits s pouvoirs revus et éprouvés , les lois discutées , s gouvernements comparés , les bouleversements éparés entre ces fanatiques du bien public: lesnay, Mirabeau père , Beaudeau, Roubeau. A la ite de discussions sur le produit net et le rendeent de la terre, la conversation allait, dans vresse des idées , à ces violences qui faisaient dire Duclos « qu'on le forcerait à aller aux vêpres et à grand' messe ». La révolution commençait là, ns la parole et dans les esprits ; la terreur même apparaissait, et c'est dans l'antichambre de la aîtresse de Louis XV, le frère de la maîtresse ésent, qu'un jour, après la condamnation des »mmes et des choses du temps , ces prophétiques rôles échappaient à la Rivière : « Le royaume ne ut être régénéré que par quelque grand boulersement intérieur, mais malheur à ceux qui s'y cuveront 1 le peuple français n'y va pas de main orte (i)... »
La femme qui prêtait » à côté de sa chambre, ce
1) Mémoire» de madame du Bautseti
2i0 MADAME DE POMPADOUR.
lieu d'asile et ce salon de conférences à la conspn- \^ lion théorique des économistes, devait être regardée par rÉglise comme une ennemie personnelle. U zèle religieux de Boyer et de ses amis, de la famille royale, du Dauphin, la parole du clergé, les alarmes et les ressentiments des consciences, se toumaient contre elle; et il se dressait dans TÉgiise, pour loi jeter Tanalhème à la face, un de ces saints héroïques et violents et fanatiques, comme en montrent les premiers siècles de la chrétienté.
Ce prêtre de vertus antiques, cet ancien étudiaaten Sorbonne logé rue des Maçons , à un troisième étage chez un perruquier, ce contempteur des grandeon, que Louis XY avait été obligé d'appeler trois fois pour lui faire quitter son siège de Vienne, cet archevêque de Paris , pauvre au milieu des 600,000 liv. de rentes de son temporel dépensées en aumônes, en charités qui dépassaient les frontières de la France et allaient jusqu'en Irlande, Christophe de Beaumont, dur et impitoyable pour lui-même, apportait dans les affaires spirituelles rinflexibilili de sa conscience ; et les passions de son âme éne^ gique et sombre, vainement refoulées et domptées, éclataient, furieuses, presque sanguinaires, dans la ferveur de son intolérance. Il représentait et portait en lui les colères de son ordre contre madif»* de Pompadour, qu'il accusait de tous les malheon du It^nips, qu'il accusait d'avoir perverti son Roi,qu*il accusait de vouloir perdre la religion par un plan arrêté avec ses amis. 11 l'accusait, — et TaecusaticHi