‹ Madame de PompadourChapitre 99 sur 205 · CHAPITRE ONZIÈME. ta · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈME. ta

tait-ce pas elle qui TaTait fait préférer à Rouillé irla Marine? N'était-ce pas elle enfin qui arait l'idée d'en faire un premier ministre.. . (i)? émis essaye de la calmer; il la dissuade de ju- Machault si vite, quand on annonce le garde sceaux. Machault entre, sa mine est sévère : omment se porte madame de Pompadour? » deide-t-il d'un ton glacé. Et le Yoilà dans le cabide la marquise. Tout le monde sort.

u bout d'une demi-heure , la marquise sonne ; est noyée de pleurs : « Il faut que Je rnen aille ^ cher abbé. » Ses dents s'entre-choquent , et, ime elles casseraient un verre , c'est dans un go- )i d'argent qu'on lui fait prendre de l'eau de r d'oranger. Un peu remise , elle donne les or- \ à son écuyer pour préparer son hôtel à Paris , ait prévenir ses cochers de ne point s'éloigner, départ se prépare ; la porte est fermée à tous t qui ne sont pas de la société intime de la marie.

out à coup, sur le seuil de la porte, c'est la de la maréchale de Mirepoix : « Qu'estrce donc , lame, que toutes ces malles?... Vos gens disent vous partez? » Et la maréchale va à la marquise ses femmes déshabillaient pour la mettre plus à e sur sa chaise longue. « Hélas! ma chère amie^ )nd d'un ton mourant madame de Pompadour, maître le veut, à ce que ma dit M, Machault. — Et

Mémoires du marquis d'Argenson, — Journal historique du règne de XV. — Madame de Pompadour, par M. Cainpardon.

son avis à lui, quel est-il? — Que je parte vm différer. — Il veut être le maître, votre garde des sceaux, et vous trahit... Qui quitte la partie h perd, n

Ces paroles , leur ton , l'assurance de madame de Mirepoix raniment madame de Pompadour; etn bout d'une heure de conférence avec la maréchale, i M. de Soubise, Tabbé de Bemis et M. de Harigoy, le frère de la favorite sort en disant à madame da Hausset : <( Elle reste, mais motus... On fera semblant qu'elle s'en va, pour ne pas animer ses ennemis. C'est la petite maréchale qui Ta décidé. lUis son garde (Machault) le payera (1). »

(1) Mémoires de madame du Hausset. Baadouin frères» 18S4. •> Xii bien de la peine à croire que ce récit d'un témoin de la vie do aaduii de Pompadour, récit dont Taccent est si vru, soit une invoitiM et ai fable de sa femme de chambre ; cependant le soin religieux de la vâriti historique me force k donner le démenti apporté par le cardinal i» Bemis : « M. de Machault surtout eut dans cette occasion ans mi* duite timide et embarrassée qui le fit soupçonner d''avoir ▼oolatrsM* ger avec le parti contraire. On crut même à la cour qu'il avolt cobmîU ù madame de Pompadour do se retirer; mus le fait est faux, js ■** suis éclairai avec elle. 11 n'osa pas, un jour que le Roi Tappela isnMt sa maladie, rendre compte sur-le-champ, comme il y étoit acooutuiiéiS madame de Pompadour de ce qui s'étoit passé entre le Roi et lai; cdi étoit d'autant plus extraordinaire qu'il avoit été questicm d'elle:! crut devoir différer jusqu'au lendemain à rinformer de cet eBtndM avec Sa Majesté, quoique je lui eusse fait sentir que c^étolt Ulli* trop longtemps sur la roue l'âme du Roi et la sienne. U me r^oafil avec son laconisme et son air froid ordinaires que cela lelroit rsav* que par la cour, i

Bemis ajoute plus loin :

u Pendant la maladie du Roi, j'avois déclaré à madame de Poa|Sr duur que si le Roi me parloit d'elle et me demandoit mon avis, js ■* dcfendrois de le donner ; mais que si le Roi l'exigeoit de ma pnUté. je ne pourrois m'empècher de lui représenter qu'il devoit la regiritr* et la traiter éternellement comme son ainle, mais qu'il devoit Ivi*

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