LES DERNIERS JOURS
para. Le 19 septembre elle ajoutait un codicille à son lestanient de ranlomne précédent. Par ce codicille elle maintenait toutes les fondations pieuses qu'elle avait déjà faites; elle révocjuait les donations à Monchesne. à sa femme, à ses enfants, à un autre frère, Bertlielot de Saint-Alban, à sa sœur Mme de Mareuil, et reportait l'ensemble de ses legs avec la totalité de ses biens sur la tête de ses enfants, de sa fille Marie- Victoire, de son frère Louis de Prie. Elle priait enfin Senecterre d'accepter d'être son exécuteur testamentaire.
Elle avait également mis ordre aux affaires courantes. Ces soins avaient encore employé les rares instants oii elle pouvait penser.
Douze jours s'étaient ainsi écoulés lorscpie. ses forces ayant déclin*' plus rapidement. ell(> dul s'aliter pour ne jamais se relever. Le 3 octobre elle entrait dans une douloureuse agonie, qui devait se prolonger pendant quatre jours, jus([u'à ce qu'elle rendît le dernier soupir.
Mais à ce moment suprême ses ennemis lui réservaient encore un dernier outrage.
Ils n'avaient pu adniettre qu'elle vécût, ils ne pouvaient admettre qu'elle laissât cette vie comme tout le monde el sans scandale. Ils déclarèrent donc (|u't'llc, s'était enq)oisonnée de connivence avec un muant obscur cuire les bras de qui elle avait expiré.
D'Argenson fut le premier à répandre cette ti'isle légende, dont nous espérons prouver ici même la fausseté, mais que les liistoriens ont généralement reproduite (le|)uis un demi-siècle, vraisemblablement parce que ses allures tragiques les ont séduits.
D'Argenson a laissé percer à cliaque page de ses mémoires sa baine contre la mar(piise. Il a\;iit <'l('' (1('m;u dans les espérances (pi'il avait fondées sur son amitié. 11 cou-