RETOUR PASSAGER DU MARECHAL DE VILLEROY
qu'en valait lauiie, n'en avait pas témoigné en apparence une moindre joie. La cour attendait avec curiosité cet événement, sur lequel Paris fondait, disait-on, l'espoir de bien des chang-ements.
En fait, son entrée dans la ca})itale le 25 juin avait pris les apparences d'un demi-triomphe. Devant l'hôtel de Lesdiguières, oii il descendait vers les sept heures du soir, le peuple s'était ameuté en criant à tue-tête : « Vive le Roi et le maréchal de Yilleroy ! »
Des acclamations identiques l'attendaient a Versailles. le lendemain, (pii était un lundi, après qu'il eut passé la journée à recevoir les visites de sa famille et, assurait Barbier, de tous les honnêtes gens, chez lesquels son rappel avait provoqué un extrême contentement. Parvenu devant le château, il s'était fait arrêter à la grille, d'où il était monté chez Mme de Yentadour, dont le cœur ne lui avait pas été insensible jadis.
M. le Duc était venu l'y chercher le mardi matin pour le conduire, au milieu de l'applaudissement unanime, chez le Roi. C'était entre le conseil et le dîner.
Une fois dans le cabinet de Sa Majesté, l'antique soldat, que ses deux iils l'archevêque de Lyon et le duc de Villeroy soutenaient sous les bras, les avait repoussés, et se jetant aux pieds de son ancien élève, lui avait baisé la main.
Louis XV avait-il été énm ou attendri par cette action soudaine? Les uns disaient oui; les autres soutenaient, au contraire, ((u'il l'avait laisst- faire sans prononcer une syllabe, ou plutôt qu'il avait semblé assez aise de le voir, mais encore sans desserrer les dents.
Au diner, auquel il reparaissait haut et lier, il n'obtenait ni un mot ni un regard du Roi: et l'on concluait déjà (jue « c'était un soleil (|ui s'éclipsait ».
Durant le reste de l'après-midi il avait continué à parader dans les appartements, puis aux jardins, en lançant des phrases malheureuses, en observant que tels laquais qui venaient de le soulever dans sa chaise n'avaient pas les poignets aussi durs que ceux chargés de l'emmener sur l'ordre du Régent, deux ans auparavant, et chez M. le Duc, (jue c'était un salon dont il avait gardé un mauvais souvenir, puisque c'était là qu'on l'avait arrêté.
Villars lui avait conseillé, écrit-il, de ne faire aucune condition au Roi, de n'exprimer aucun regret du passé ni aucune supplique pour l'avenir. Il s'était conformé à cet avis. Il n'avait rien demandé. On en profita pour ne rien lui proposer, par suite, pour ne rien lui accorder. Il n'avait osé risquer aucune pointe contre Fleury. Il s'en était dédommagé sur le dos de Le Blanc, en certifiant notamment qu'il avait eu connaissance de la lettre de cachet lui notifiant son exil, que Le Blanc lavait signée et que le ci-devant ministre de la guerre serait bien lieureux s'il ne terminait pas ses jours au liant de la potence.
On n'avait pas écouté le bonhomme. Il s'en était retourné le soir même à Paris, puis de là incontinent à Villeroy, d'où l'on ne pensait pas ([u'il dût plus revenir jamais, hi cour n'ayant aucune envie de le revoir ; « (juoique le Roi lui eût bien des obligations essentielles, peut-être celle d'être encore de ce monde à cette époque; mais pourquoi aussi avait-il inculqué à son j)U[)ille l'arrogance comme le mépris du procliain dont il était lui-même, finortuné maréchal, la première victime? »
En tout cas, l'aifaire entière tombait à l'eau. Fleury sortait de l'épreuve plus fort qu'avant et probablement avec une rancune secrète de plus au cœur, à l'endroit de M. le Duc et de la favorite
Quelque dépit que la marquise eût de cette déconvenue,
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d après un tableau de Tremolières
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CIIAXCKS QUI Ri:ST AIENT A M^^- DE PRIE 153
elle n'en devait rien laisser apercevoir. Elle avait du reste, à la réflexion, encore bien des armes entre les mains.
M. le Duc lui témoignait une confiance chaque jour plus absolue, non point grâce au subterfuge que, suivant Duclos, elle avait imaginé et (ju'il décrit en ces termes : « Chaque projet, avant d'être soumis au conseil intime de M. le Duc, était concerté entre les Paris et elle. On avait soin d'y laisser (juehpie rectification à faire qui passait la portée de ce prince et que la Dame, endoctrinée à l'avance, ne manquait pas de faire observer. Les Paris, connue frappés d'étonnement. admiraient sa sagacité, corrigeaient le plan sur ses remarques, et M. le Duc, admirateur plus naïf, se félicitait de trouver dans une maîtresse adorée un adjoint si utile au ministère ».
Non point, (Hsons-nous, grâce à ce I)as stratagème, mais parce que M. le Duc, comme il l'expliquait plus tard, après sa (hsgrâcc, « sentait que cette maîtresse lui était acquise et dévouée à ses intérêts jusqu'à l'aiiniliilation de tout autre sentiment ».
Elle avait les ministres dans sa main. Le chancelier Armenonville et son lils Morville, des all'aires étrangères; La Yrillière à la maison du Roi; Maurepas à la marine; Breteuil à la guerre; Dodun au Contrôle général, et ce Novion lui-même, son cousin, si profuiidémciit insociable et peu fait pour la place de premier président du parlement, lui obéissaient au doigt et à l'aîil plus encore par sympathie que par déférence.
Elle avait tout centralisé, eniplovant deux secrétaires à sa correspondance, traitant elle-mêine les questions les plus ardues, apostillant de sa main les placets ])résentés au premier ministre. Elle était bien ce que disait d'elle son contemporain, l'abbé Legendre, « llu-ioïne capable de régler les affaires d'un vaste empire ».
Ses ennemis étaient toujours liés et enchaînés, morale lement s'entend. Pour les maintenir en cet état au fond de leurs cachots, il suffisait de retarder leur procès, au besoin en en entravant la marche.
On devait v gagner en plus la possibilité de quelque grosse dénonciation, de quelque fait nouveau avec lesquels on les écraserait.
A côté de cela elle augmentait singulièrement le nombre de ses partisans par les emplois qu'elle pouvait obtenir pour celui-ci ou celui-là.
Elle avait préparé les voies au gouvernement du Languedoc pour son mari, à celui de Bretagne pour son ami le manjuis d'Alègre; de son fait le séduisant Richelieu passait ambassadeur à la cour de Vienne. 11 pouvait écrire de lui-même avec sa grâce cavalière de grand seigneur « (pi'il renonçait dudit jour à ce caractère frivole duquel il s'était si bien enfariné », etMorosini débiter d'un air grave cet horoscope à son sujet : « Le duc de Richelieu a été nommé ambassadeur à la cour de Vienne. Ce jeune homme a été fréquemment cité comme le plus beau et le plus galant des seigneurs de la cour, fort réputé pour ses entreprises amoureuses, qui ont causé de nombreux scandales. Il possède une grande élégance de manières, de la facilité, de Téloquence, et quoiqu'il-n'ait pas encore trente ans, il peut suppléer par la promptitude de sa compréhension à son manque d'expérience. »
Elle avait obligé une infinité d'autres postulants de toutes les classes. Elle avait ses fidèles.
Mais surtout l'instant approchait du voyage à Chantilly, Cliantilly le plus beau lieu du monde, au sens du maréchal de ^■illars; Chantilly où, en plus de la chasse, des cavalcades, de la vie robuste au plein air, on combinait depuis tantôt trois mois tout ce (jui était à même d'enchanter un
LE ROI HOÏK DE M. Ll! DUC DE CllA.NTILLY JiJS
roi de quatorze ans. On allait y tenir le jeune monarque seul à seul. On allait le rapprocher du comte de Clermont et tenter de ranimer l'inclination dantan en l'écartant pendant le même temps de Fleur\ . On avait encore d'autres projets, dont on n'osait parler, mais était-ce Mme de Prie ou d'autres qui les formaient, il serait impossible aujourd'hui de le dire.
Le Roi était grand, beau, bien fait. Ne naîtrait-il pas un sentiment tendre dans soncd'ur à la vue des aimables tennnes (jui s y réuniraient'? Ne tournerait-il pas ses beaux regards vers quelque objet? « Car m, ajoutait Yillars dans ce langage qui ne gazait rien, « les fennnes sont toujours prêtes et Ton ne peut pas dire que le Roi ne l'est pas, puisqu'il est fort et plus avancé à (juatorze ans que tout autre jeune homme à di.x-huit. »
Le public français, de sa nature badaud et amateur de bagatelles, s'en égayait. Il répétait en riant la dernière plaisanterie d'un nouvelliste en renom : « Le roi se plaira assurément beaucoup à Chantilly. Il v aura bien des chasses et beaucoup de gibier, sans compter celui dont on ne parle pas. »
La liste des personnes nommi'-es pour le \ovage comprenait, à dire vrai, les plus réputées de la cour {)oni- leurs charmes. Mmes de la Vrillière, de Nesle, de Ruppelmonde, de (irave, di^Jpernon, en outre de la marquise de l^rie et des dames de la maison.
Le camp des iionmies se comj)osait des amis sincères : La Feuillade, Yillars, les Coign\ . dWntin, La Marck, Nangis, les Matignon, le comte de Tessé, lils du maréchal, et Canillac; de quelques « agréables » : le marquis de Saillant, le plus intrépide cavalier du temps, du comte de Saxe, qui faisait alors ses premières armes en France; de Vérac. etc.; enlin de ceux que l'on voulait
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traîner : du duc de Cliaulnes, du i)rince de Rolian, du comte d'Uzès, de Louvigny, de la maison des LaRochefoucauld.
Tout ce beau monde s'était mis en route à la suite du Roi, le 30 juin à midi. Barbier disait avoir vu passer le cortège une iieure plus tard dans le bois de Boulogne. Le Roi était entouré de gardes du corps et de mousquetaires, avant auprès de lui le prince Cliarles de Lorraine.
Le soir on parvenait à Cbantilly. Louis XV y était reçu en mettant pied à terre par Mme la ducbesse douairière de Bourbon, M. le Duc et Mlle de Clermont.
Après une installation passablement difficultueuse, les cbambres y étant en nombre minime en regard d'une telle affluence, les récréations avaient commencé.
Dès cette date aussi les gazettes informaient leurs lecteurs des moindres actions de Sa Majesté Très Clirétienne. L'une résumait en (|U(d(}ucs mots l'ensemble des fêtes. Dès le lendemain de son arrivée le Roi avait couru le cerf, comme il avait fait du reste plusieurs autres jours. Les plaisirs s'y étaient succédé les uns aux autres : la chasse, la pèche, le mail, la paume avaient été les divertissements d'exercice. On y avait entremêlé des passe-temps plus tranquilles, la promenade, l'opéra, la comédie, les concerts de voix et d'instruments, la danse, mais tout cehi n'avait pas empêché qu'on ne Ifnt les conseils à l'ordinaire et (ju'on n'y dépêciiàt les all'aires pressantes tant du dedans que du dehors (hi royaume.
L'autre s'étendait avec conqjlaisancc sur telle ou telle remar(|U(\ sur tel ou tel incident. Elle écrivait aujourd'hui : « Le Roi est au château de Chaiitilly, où Sa Majesté prend tous les jours le divertissement de la chasse du cerf ou de celle du sanglier, et paraît très satisfaite des soins que prend sans cesse M. le Duc pour lui rendre satisfaisant le séjour de ce superbe château. »
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Iliiil jours après : « Depuis que le Roi est à Chantilly, il y a eu presque cliaque après-midi une chasse du cerf et du sanglier, tant(3t avec la meute du Roi, tantôt avec celle du duc de Bourl)on.
« Il y a eu plusieurs fois ciiasses aux toiles, (jui ont été très belles. La première fut faite le 4 de ce mois (juillet). Il y eut quarante-cinq sangliers de tués. Le Roi étaitdans un ciiariot que l'on avait préparé. Les princes et princesses du sang, quelques dames et seigneurs de la cour étaient avec Sa Majesté, tous armés de dards qu'ils lançaient aux sangliers à mesure que ces animaux étaient contraints (h' passer devant le chariot du Roi. Sa Majesté en perra plusieurs de sa main avec autant de force que d'adresse. Il v avait plusieurs autres chariots pour la suite de la cour. Le comte de Charolais était presque toujours à la tète de l'équipage pour donner des ordres et ses soins pour faire sortir les sangliers de l'enceinte et les faire entrer dans la cour. Le duc de Melun, le marquis de Courtanvaux et surtout le comte de Saxe ont fait a(hnirer leur adresse et leur fermeté à combattre et à terrasser les sangliers. Lâchasse du 14 ne fut pas nombreuse. Il n'y eut que quinze bétes de tués. »
On savait (ju(^ le Roi (h'nait tous les jours avec les princes et seigneurs que Sa Majeslc' nommait à tour de rôle. Le soir le Roi soupait avec J\Ime la duchesse, Mlle de Clermont, et les autres dames et seigneurs de la cour qui étaient nommés h leur tour. Les seigneurs et les dames qui n'avaient pasl'lioiuieur de manger avec le Roi ('talent servis à d'autres tal)les par les officiers (hi duc d(; lîourbon.
La table de Sa iMajesté, ajoutait-on, était ser\ ie par les officiers de la bouche et du gobelet avec la phis extrême magnificence, c'est-à-dire avec autant (h^ délicatesse et
d'al)Oiulance (iiie de propreté. Après le souper, le Roi passait dans une galerie à plein pied de son appartement. Une grande table de lansquenet en occupait le milieu, et Sa Majesté nommait les seigneurs et les dames qui devaient avoir l'honneur de jouer avec elle. Plusieurs tables étaient placées autour pour ceux qui jouaient avec le Roi. Pendant le jeu il y avait souvent concert par les musiciens du duc de Bourbon.
Il était enfin maintes fois «piestion à Chantilly tles paris engagés pour les courses de chevaux. Il paraissait que le comte de Saxe en avait gagné une sur M. de Courtanvaux, mais que celui-ci avait eu sa revanche quelques jours après avec beaucoup d'avantage.
Par contre, on était prie' de taire ce qu'on avait su de l'accident survenu au roi le T» juillet. Son cheval s'était abattu sous lui sans (jue du reste il lui arrivât aucun mal. Mais ce bruit seul dans Paris aurait produit une grande sensation et les journaux avaient re(;u l'ordre de n'en point faire mention.
A coté de la gazette officielle il y avait lagazette secrète, peut-être plus lue encore et plus commentée. Le Parisien se gaudissait d'y voir certaines espiègleries jouées par le petit Roi, dont le caractère taquin s'affichait déjà à l'époque. Ainsi il s'était mis en noir sous le prétexte, fort plausible au demeurant, du deuil de Mme de Savoie, sa bisaïeule, mais au souper où toutes les dames s'apprêtaient à assister avec les toilettes les plus éclatantes, ce qui les avait empêchées d'y figurer.
On était aussi satisfait au sein de la populace du peu de retour que rencontraient ces jolies poupées. Les quolibets pleuvaicnt dru comme grêle sur la duchesse d'Épernon, fort jeune et foit jolie, (ju'on avait jetée, ou à peu de chose près, dans les bras de Louis XV, lequel
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l'avait dédaignée; sur Mme de la Vrillière, beaucoup moins fraîche, mais amusante, encore fort tentante et 1res experte en la matière, qui n'avait pas eu plus de chance; sur Mme de Grave; sur une ou deux autres en plus.
Mais ceux personnels à Mme de Prie ne pouvaient se nombrer. On accusait en ellet la marquise d'être l'âme de ces complots destinés à faire sombrer la vertu du Roi. Ce qui prétait quelque vraisemblance g. ces insinuations en ce qui la concernait, c'est que Louis XV paraissait être revenu de ses préventions antérieures à son endroit. La marquise avait participé à la plus grande partie des réunions intimes, du choix même du Roi. Elle était montée fréquemment dans ses carrosses. Bref, il y avait eu là comme une préface à une sympathie plus accusée, dont les ennemis de la favorite avaient lieu de sinquiéter.
Ajoutez-y que celles de ses compagnes qui avaient été remarquées de Sa Majesté étaient de son bord. Mesdames de la Vrillière, d'Épernon, de Nesle appartenaient à sa coterie. Et quant à Mme de Grave, elle était plus encore. Elle était la fille des Matignon, par cela même sa cousine. Rebutée par le Roi aussi bien que les autres, elle avait dirigé ses feux contre le comle de Clermont, frère cadet de M. le Duc, qu'elle avait absolument asservi à ses volontés, au grand désespoir de M. do Grave, à la grande joie des chansonniers. Et Marais ou n'importe quel chroniqueur disait en jiarlaiit d'elle et de Mme de Prie: « Enfin si les deux cousines ont les deux frères, cela ne fait pas quand même un incesle. »
Il pouvait donc bien send)ler (jue la mar<juise dirigeât cette compagne peu morale conire un petit prince qui, circonstance aggravante, se défendail fort honnêtement de tout embauchage.
Car on venait d'apprendre par des indiscrétions tardives qu'il avait refusé au début du voyag-e d'emmener aucune femme. M. le Duc lui en avait alors représenté les inconvénients au point de vue des agréments de leur séjour à Chantilly et lui avait arraché son consentement à ce qu'au moins les princesses de la maison de Condé et les dames de leur suite y fussent agréées.
Or, de l'avis du public, M. le Duc avait agi en cette circonstance comme .en tant d'autres à l'instigation de Mme de Prie. Et celle-ci était déclarée coupable de subornage, sans appel, sans qu'on voulût bien considérer que, si ses scrupules en fait de morale étaient fort minimes, la plus élémentaire prudence lui commandait d'autre part de ne pas procurer à Louis XV une compagne qui, même fournie de sa main, pourrait lui faire sentir un jour à son tour toute la différence qu'il y a entre la maîtresse d'un prince et celle d'un roi.
Mais le public ne raisonne pas lorsqu'il s'agit de ses antipathies. 11 voyait la marquise coupable et n'en voulait pas démordre.
A vrai dire elle avait, selon maintes gens plus perspicaces, d'autres chiens à fouetter. Son temps était compté et point fait pour la bagatelle.
Paris s'était transporté à Chantilly et jamais, durant le ministère de M. le Duc, tant d'alfaires ne se brassèrent en l'espace d'un mois, non point qu'il y eût de conseil régulier ni d'expédition des affaires au dehors, le ministre Morville étant demeuré dans la capitale avec ses bureaux, mais jamais le petit comité de M. le Duc, de la marquise, <les Paris, du controlonr général Dodun n'avait aussi peu chômé.
11 y avait été décidé coup sur coup mille affaires, les unes de peu d'importance, les autres forl sérieuses. On