SA MORT
LLE avait dit en riant qu'elle ne voulait pas mourir en Provence, parce qu'on y enterrait les morts à visage découvert, les mortes bien coiffées et une « fontange » dans les cheveux. ((Quelles profanations! Quelle sottise! Cela sentie paganisme! Il faudrait du moins que vous me donnassiez votre parole qu'on n'irait point chercher une coiffeuse en même temps qu'un plombier. »
Ce fut pourtant en Provence qu'elle mourut. En 1694, au printemps, elle prit la résolution de quitter Paris et de se retirer auprès de ses enfants et petits-enfants.
Ce n'était pas tout à fait sans esprit de retour. Elle disait, écrivant à Mme de Guitaut, (( qu'elle ne voulait que se mettre à couvert pour quelque temps^ jusqu'à ce que Forage [les épidémies formidables de cette année-là] fût un peu passé ». Mais aussi l'on voit qu'elle ne songe qu'à demi