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ture, Sarrasin, Scarron, qu'on lit et qu'on apprécie suivant leurs mérites respectifs.
La littérature étrangère est représentée par les poètes : « Je n'aime pas la prose italienne.les poerc» ,/érusaiem et
La marquise lit, cite et rem i« lMmtnla du Tasse dans le texte : < Nous y rivons des beautés qu'on ne voit point quand nTn a qu'une demi-science. » Elle est séduite
point : « Je la sais par coeur ; » relisez- a Et
comme tout ce combat et ce baptême sont coudit" Je vous réponds que vous en serez eon-
tente. »
Pétrarque lui plaît : « Le commentaire que nous avat fait mademoiselle de Scudéry sur cert ins sonnets les rendait agréables alire >>
Puis voici Bonarelli (Fiai» * S«ro) ; Guanni (« Pastor fido); et Arioste avec son Ortando, auquel madame de Sévigné emprunte souvent des vers et des images. Ce poète est peu content dans la vertu des dames : « Je me souviens d un vers del'Arioste dont j'ai ri : Angélique ava. luru les quatre coins du monde seule , ave Roland- et on assure le lecteur quelle était LssTentière que quand elle était sortie de chez son père, et l'auteur dit:
Forsè era ver', ma perô non credibile !
Peut-être cela était-il vrai, mais il n'était pas vraisemblable. »
Aussi la grand'mèreéloigne-t-ellede l'Arioste sa petite-fille. « Il y a des endroits fâcheux. »
Cervantes et ses deux héros comiques lui fournissent aussi mille citations spirituelles : elle les suit dans le texte espagnol.
Dans la littérature ancienne, la châtelaine aborde tous les illustres classiques : Homère, Socrate, Démosthène; ces deux derniers, traduits par Corbinelli, ami et quasi-secrétaire, à Paris, de madame de Sévigné. Virgile est lu, « non pas travesti, mais dans toute la majesté du latin et de l'italien. » M. de Sévigné le recommande plaisamment à sa sœur : « Ne lisez point Virgile : je ne vous pardonnerais jamais les injures que vous pourriez lui dire. Si vous voulez cependant vous faire expliquer le sixième livre et le neuvième, où est l'aventure de Nisus et d'Euryalus, et le onze et le douze, je suis sûr que vous y trouveriez du plaisir. Turnus vous paraîtrait digne de votre estime et de votre amitié ; et, en un mot, comme je vous connais, je craindrais fort pour M. de Grignan qu'un pareil personnage ne vînt aborder en Provence ; mais moi, qui suis bon frère, je vous souhaiterais du meilleur de mon cœur une telle aventure. »
La marquise fait un mérite à Horace d'avoir su louer Auguste sans répéter Virgile ; elle est
d'autant plus occupée de ce poète que Corbinelli, son intime, s'est, ainsi que M. de Sévigné lui-même, livré à des commentaires et controverses sur Horace.
Martial et Catulle sont lus dans la traduction de Bussy-Rabutin. On trouve Ovide un peu libre pour Pauline de Grignan ; et on le cite fort à propos. « Je relirai les Métamorphoses... Si j'avais de la mémoire, j'aurais appliqué bien naturellement le ravage d'Erysichtbon dans les bois consacrés à Cérès au ravage que mon fils a fait au Buron, qui est à moi. Je crois qu'il suivra, en tout, l'exemple de ce malheureux, et qu'enfin il se mangera luimême. »
Térence fournit des illusions de même nature : « Mon fils me traduira la satire contre les folles amours ; il devrait la faire lui-même ou, du moins, en profiter. »
Lucien est jugé « très divertissant » : — « Je n'en avais jamais vu que trois ou quatre pièces, et les autres sont tout aussi belles. »
Enfin, voici Quintilien, dont « les déclamations amusent », et Cicéron, dont le style épistolaire, concis et laconique, est assez bizarrement comparé, par Corbinelli, à l'abondance fleurie de la châtelaine des Rochers. C'est le même bel esprit qui communique à la marquise le projet, également étrange, de « couper Cicéron tout entier en fragments à peu près
grands commes les Maximes de M. de la Rochefoucauld, et de placer, à côté, des maximes en français, de son style, sans affecter de traduire le latin. »