CHAPITRE XVII
En 1689, un petit voyage, entrepris avec madame de Chaulnes, fit connaître à madame de Sévigné une partie de la basse Bretagne. «Nous sommes venues en trois jours de Rennes à Vannes; c'est six ou sept lieues par jour : cela fait une facilité et une manière de voyager fort commode, trouvant toujours des dîners et des soupers tout prêts et très bons. » — « Nous sommes en carrosse, M . et madame de Chaulnes , M. de Revel et moi. »
« Nous arrivâmes jeudi au soir à Vannes, nous logeâmes chez l'évêque; il y eut un souper d'une magnificence à mourir de faim. Je disais à Revel : Ah ! que j'ai faim! On me donnait un perdreau, j'eusse voulu du veau; une tourterelle, je voulais une aile de ces
bonnes poulardes de Rennes... Il faut pourtant s'accoutumer à cette fatigue. »
— « Hier, vendredi, on nous donna à dîner un poisson; ainsi nous vîmes ce que la terre et la mer savaient faire ; c'est ici le pays des festins. »
L'évêque de Vannes était François d'Argouges, qui, autrefois reçu lui-même aux Rochers, avec son père, premier président du parlement breton, accueillit magnifiquement, dans cette circonstance, madame de Sévigné, dans son palais épiscopal : « C'est la plus belle et la plus agréable maison et la mieux meublée qu'on puisse voir. On passe ensuite quelques jours à Auray : « Nous avons ici des chaleurs très violentes, quoique voisins des bords de la mer. » — Je revenais le soir à Auray, après une légère promenade, comme si je fusse revenue de jouer une partie de longue paume; je me faisais essuyer, je me déshabillais, j'arrivais pour souper toute fraîche. » Madame de Sévigné ne nous parle pas du célèbre sanctuaire de Sainte-Anne, vers lequel dut être dirigée « l'une de ces légères promenades » ; car, en 1689, il attirait déjà les pèlerins de toute la Bretagne. Et nous avons constaté en d'autres circonstances, à Saumur, par exemple, que la voyageuse s'arrête dévotement aux églises célèbres. Elle put voir, à Sainte-Anne, au milieu d'ex-voto déjà innombrables, le précieux mémorial envoyé par Anne d'Autriche. Cette princesse avait eu re-
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(ours a l'intercession de sa sainte patronne, pour obtenir de Dieu la venue d'un fils. Aussi, après la naissance du Dauphin, qui fui plus tard Louis XIV, avait-elle marqué sa reconnaissance en faisant solennellement porter au sanctuaire breton un enfant d'argent.
La marquise continue son voyage. « Nous avons fait depuis trois jours le plus joli voyage du monde au Port-Louis, qui est une très belle place, dont la situation vous est connue; toujours cette belle pleine mer devant les yeux. » — « Nous allâmes le lendemain, qui était jeudi, dans un lieu qu'on appelle Lorient, à une lieue dans la mer ; c'est là qu'on reçoit les marchands et les marchandises qui viennent d'Orient. Un M. Lebret, qui arrive de Siam et qui a soin de ce commerce, et sa femme qui arrive de Paris et qui est plus magnifique qu'à Versailles, nous y donnèrent à dîner. Nous fîmes conter au mari son voyage, qui est fort divertissant; nous vîmes bien des marchandises, des porcelaines, des étoffes ; cela plaît assez. » — « Nous revînmes le soir, avec le tlux de la mer, coucher à Hennebont, par un temps délicieux ; votre carte vous fera voir ces situations. » M. Lebret était, en effet, le personnage envoyé par Louis XIV à la cour de Siam. Son adresse et celle du père Jésuite qui lui était adjoint pro« curèrent à la France des avantages commerciaux fort appréciables; ils ramenèrent avec
eux la fameuse ambassade siamoise si pompeusement reçue à Versailles.
Le voyage de Bretagne est brusquement interrompu par l'arrivée du courrier qui apporte à M. de Chaulnes sa nomination d'ambassadeur à Rome. La marquise revient à ses chers Rochers : « Je m'en vais reprendre ma vie, mes lectures, mes promenades. »
A Saint-Brieuc, l'évêque est Hardouin de la Hoguette ; « il ne quitte point son diocèse pour solliciter à Versailles : cependant « il est transporté à Poitiers qu'il souhaitait : d'autres en rang d'oignons tous les jours à la messe du roi n'ont rien : quelle conséquence en tirer, sinon que tout va comme il plaît à Dieu ? »
Le gouverneur est le marquis Jean de la Coste, marié à Madeleine de Rosmadec; c'est de mademoiselle de la Coste leur fille que M. de Sévigné s'éprit, comme nous l'avons vu, peu d'années avant son mariage : « l'objet s'appelle mademoiselle de la Coste; elle a plus de trente ans, elle n'a aucun bien, nulle beauté. Son père dit lui-même qu'il en est bien fâché, et que ce n'est point un parti pour M. de Sévigné... Savez-vous ce qu'il a fait, votre frère? il ne quitte pas la demoiselle, il la suit à Rennes et en basse Bretagne... il lui fait tourner la tête, il la dégoûte d'un parti proportionné auquel elle est comme accordée : toute la Province en parle... Pourquoi troubler cette fille qu'il n'é-
pousera jamais ? Pourquoi lui faire refuser ce parti qu'elle ne regarde plus qu'avec mépris ? Pourquoi cette perfidie? assurément je n'y signerais pas à son contrat de mariage. »
La fille du gouverneur de Saint-Brieuc n'a en effet nullement séduit la marquise : « Je voudrais que vous vissiez combien il faut peu de mérite et de beauté pour charmer mon fils ! » Aussi la nouvelle suivante est-elle annoncée joyeusement : « Il m'assure fort qu'il n'épousera point la petite personne dont je vous ai parlé... il me persuade qu'il n'a point envie de faire une sottise. »
Il paraît d'ailleurs que peu de gens partagèrent pour mademoiselle de la Coste l'admiration du marquis de Sévigné, et que son mari luimême se montre peu enthousiaste : « Votre frère est à la noce de mademoiselle de la Coste à Saint-Brieuc. M. de Chaulnes y était ; sans ce gouverneur, le marié se serait enfui ! » Ce mari, dont les sentiments sont ici plaisamment exagérés, est le comte deMauron de Plèlo, fils d'un conseiller au Parlement et frère de mademoiselle Mauron qui devint, nous l'avons vu, marquise de Sévigné. Mademoiselle de la Coste devint ainsi belle-sœur de son ancien poursuivant.
A Tréguier se trouve « un très saint Prélat, autrefois le P. Feuillant de l'Oratoire, qui, très canoniquement, s'est consacré, aux dépens de
sa poitrine fortlarge, à toutes les fatigues pastorales. »
L'évêque de Saint-Pol de Léon est l'abbé de Montigny, membre de l'Académie française, et « cartésien à brûler ». Ce Prélat, venu à Vitré pour les Etats de 1671, y tombe gravement malade. « L'évêque de Léon a été à la dernière extrémité à Vitré, avec un transportau cerveau, qui le rendait bien pareil à Marphise ; il est hors d'affaire. » — « Nous avons à Vitré le pauvre petit abbé de Montigny, évêque deLéonj qui part aujourd'hui, comme je crois, pour voir un pays beaucoup plus beau que celui-ci. Enfin, après avoir été ballotté cinq ou six fois de la mort à la vie, ces redoublements de la fièvre ont décidé en faveur de la mort. Il ne s'en soucie guère, car son cerveau est embarrassé; mais son frère, l'avocat général, s'en soucie beaucoup et pleure très souvent avec moi, car je vais le voir et suis son unique consolation ; c'est dans ces occasions qu'il faut faire des merveilles. — Le pauvre Léon a toujours été à l'agonie depuis que je vous ai mandé qu'il se mourait ; il y est plus que jamais; et il saura bientôt mieux que vous si la matière raisonne. C'est un dommage extrême que la perte de ce petit évêque ; c'était, comme disent nos amis, un esprit lumineux sur la philosophie. »
Puis, continuant ses allusions au système • -artésien sur les opinions probables, la mar-
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quise écrit enfin : « Je crois qu'à présent l'opinion Léonique est La plus assurée ; il voit de quoi il est question, et si la matière raisonne ou ne raisonne pas, et quelle sorte de petite intelligence Dieu a donnée aux botes, et tout le reste : vous voyez bien que je le crois dans le ciel. 0 che spero! Il mourut lundi matin; je fus à Vitré, je le vis, et je voudrais ne l'avoir point vu... Ce pauvre petit évùque avait trente-cinq ans, il était établi, il avait un des plus beaux esprits du monde pour les sciences : c'est ce qui l'a tué. Comme Pascal, il s'est épuisé; vous n'avez pas trop affaire de ce détail, mais c'est la nouvelle du pays ; il faut que vous en passiez par là, et puis il me semble que la mort est l'affaire de tout le monde, et que les conséquences viennent bien droit jusqu'à nous. »
En basse Bretagne se trouve l'un des plus grands seigneurs de la Bretagne et du royaume, le duc de Rohan- Chabot, prince de Léon, dont la mère eut, à l'époque des troubles de Bretagne, une si énergique attitude : «Madame de Roban, avec une poignée de gens, a dissipé et fait fuir les mutins qui s'étaient attroupés dans son duché de Rohan. » Son père s'était montré, en 1652, l'assidu et même le soupirant de la marquise de Sévigné, alors veuve, et dont le salon réunissait toute la noblesse bretonne de passage à Paris.
Le fils, le duc de Rohan, fait visite aux Rochers, en 1671. La marquise le vit, à cette époque, peu respectueux pour la duchesse mère ; et cette première impression nuisit, dans la suite, à tous ses jugements sur ce grand seigneur^ qui trempait quelque peu dans le péché breton. «^ Le petit duc de Rohan est à l'extrémité d'avoir bu deux verres d*eau-de vie après avoir bu du vin; il est dans le repos d'une fièvre très mortelle. Pour moi, après l'avoir vu aux états, et sachant comme il traitait madame de Rohan, j'en suis toute consolée. »
^ Tout au moins doit-on louer ce personnage d'avoir vivement senti les malheurs de la chè°e province. En 1675, il se met, comme président de la noblesse, à la tête d'une députation qui va implorer, pour la Bretagne sévèrement châtiée, la pitié de Louis XIV. Les autres députés acceptent un échec; lui s'obstine : « Pour M. de Rohan, il est enragé, et n'est point encore revenu; peut-être qu'il ne reviendra pas.» Son humeur est d'ailleurs loin d'être facile : « Il nous semblait, l'autre jour, que si Homère l'avait connu, il en aurait bien fait son Achille, pour la colère. » Nous le voyons s'irriter de ce' qu'il n'a pas été compris dans la promotion de 1688 pour l'ordre du Saint-Esprit. Et, une autre année : « On me mande que M. de Rohan a quitté le service, pour n'avoir pas été fait brigadier. »
Le dur do Rohan était Tort entreprenant
auprès des belles, et un si grand seigneur trouvait peu de résistance. « Mademoiselle de Lannion, très belle fille et qui danse très bien, a un amant, qu'elle va épouser. Il était derrière elle, » à un bal, « mais M. de Rohan qui la trouve belle, s'est pendu à son oreille d'une si étrange façon, et elle s'est fichée dans ses cheveux pour lui répondre d'une si extraordinaire manière, que l'amant a quitté la place : la demoiselle ne s'en est pas émue. Sa mère lui faisait des yeux : point de nouvelles. Enfin elle a donné dans la seigneurie à bride abattue. »
Il épousa, en 1680, la fille du marquis de Vardes, et en eut un fils dont la Bretagne salua pompeusement le berceau. « Le petit prince de Léon fut, hier, baptisé par un évoque de Bretagne : le parrain était M. de Rennes, de la part des états de Bretagne; la marraine, madame la duchesse. Du reste, c'était la Bretagne tout entière : M. le gouverneur de Bretagne, MM. les lieutenants généraux de Bretagne, M. le trésorier de Bretagne, MM. les évoques de Bretagne, MM. les députés de Bretagne, plusieurs seigneurs de Bretagne ; l'enfant et le père, présidents de Bretagne : jamais vous n'avez tant vu de Bretagne ensemble. On aurait dansé le passe-pied de Bretagne, si l'on eût dansé ; et mangé du beurre de Bretagne,
s'il eût été jour maigre. » Le peintre eût pu ajouter, pour compléter son amusant tableau, que le baptisé se nommait Louis-Bretagne.
Cet enfant ne vécut pas. L'illustre héritage fut, après le duc, recueilli par Mériadec de Rohan, « ce bel abbé si beau, et trop beau », qui céda aussitôt ses bénéfices ecclésiastiques à son frère, plus tard cardinal et grand aumônier de France.
Nous rencontrons encore en basse Bretagne « le marquis de Tonquedec », le fils d'un gentilhomme breton qui fréquentait, à Paris, la maison de madame de Sévigné, peu après son veuvage, et qui s'y prit un jour de querelle scandaleuse avec le duc de Rouan-Chabot. Ce fils, camarade de M. de Sévigné, quitta de bonne heure le service pour se fixer dans son pays, où il obtint la députation.
Le marquis de Sévigné courtisa sa sœur Silvie, séjourna chez lui, « faisant les délices de Quimper » et s'oubliant « dans les plaisirs charmants qu'il a trouvé en basse Bretagne. » Il s'y attarda de longues semaines « sous prétexte de tirer les rois ». — « Mon fils est perdu, vous pouvez faire dire votre messe à Saint- Antoine de Pade. » — « Votre frère est chez Tonquedec, où il se réjouit. » — « Ce serait vouloir arrêter le Rhône que de s'opposer à ce torrent ; et cela est au point de vouloir vendre sa charge. »
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La marquise attribue eu effet aux conseils, ou tout au moins aux exemples du camarade breton, les projets de retraite qu'énonce prématurément son fils : " Cette affaire n'est point dans sa tête comme toutes les autres choses. C'est un fond qui sent parfaitement le terroir de Bretagne. » — « Je suis aussi choquée que vous de ces extravagantes résolutions depuis qu'il a contemplé Tonquedec sur son palier de province; il n'était point si plein déconsidération pour lui auparavant. » — « Celui-ci a commencé pour la première fois de sa vie à être admiré et à paraître digne d'être imité. »
« La marquise de Kerman » est une charmante châtelaine de basse Bretagne (mademoiselle de Murinais), qui vit dans l'intimité de la duchesse de Chaulnes et qui se trouve ainsi rapprochée de madame de Sévigné.
Elle est fort jolie, car on l'abaptisée « la Murinette beauté ». Elle est intelligente et instruite. Madame de Kerman est une fort aimable personne. J'en ai tâté ; elle a bien plus de mérite et d'esprit qu'elle n'en laisse paraître ; elle est fort loin de l'ignorance des femmes ; elle a bien des lumières et les augmente tous les jours par les bonnes lectures ; c'est dommage que son établissement soit au fond de la basse Bretagne. »
« Elle a quelque chose dans l'esprit et dans l'humeur qui vous serait très agréable. »
« C'est une liseuse... elle sait un peu de tout : j'ai aussi une petite teinture ; de sorte que nos superficies s'accordent fort bien ensemble. »
Elle mérite dans une maladie un plus enviable éloge : « La pauvre madame de Kerman est bien mal; nous verrons la fin de sa vie avant celle de sa patience !» — « En un mot, Madame de Kerman est une des personnes qui a le plus de bonnes qualités. Vous l'aimeriez si vous la connaissiez. »
Cette petite marquise est d'ailleurs honorée d'un plus haut suffrage. Le cardinal Ottoboni, qui l'avait connue à Rome, avait « adoré son mérite joint à une beauté de dix-huit ans ». Devenu pape à l'âge de quatre-vingts ans, sous le nom d'Alexandre VIII, il parla d'elle à l'ambassadeur de France, disant « qu'il mourrait content s'il l'avait vue encore une fois. »
« Le marquis de Locmaria » est un gentil bas Breton, à peine échappé du collège. « Je voudrais que vous eussiez vu l'air de M. de Locmaria et de quelle manière il ôte et remet son chapeau ; quelle légèreté ! quelle justesse ! il peut défier tous les courtisans et les confondre, sur ma parole ! Il a 60,000 livres de rente, et sort de l'Académie; il ressemble à tout ce qu'il y a de plus joli !» — « Pour M. de Locmaria, sans tourner autour du pot, il a tout l'air de Thermes : sa danse, sa révérence, mettre et ôter son chapeau, sa taille, sa tête, voyez
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si ce petit vilain-là n'est pas assez joli! » La marquise a en basse Bretagne non seulement des relations, mais encore d'importants intérêts. Son domaine de Bodégat, cette terre apportée sans doute dans la famille par une alliance avec les de Bodégat, alliance qui figure parmi celles dont nous avons vu la marquise s'enorgueillir, est située près de Quimper. Elle est, dit M. de Sèvigné, « toute en fiefs et fort seigneuriale. Elle a toujours valu, par mains de fermier, 4,000 livres de rentes; » elle est estimée « 120,000 livres».
La propriétaire n'y paraît plus après 1671. Aussi, depuis cette époque, bien qu'elle y soit représentée par « un fermier, un procureur fiscal, un sénéchal », les paiements n'y sont pas très réguliers : « Je vis arriver, l'autre jour, une belle petite fermière de Bodégat, avec des yeux brillants, une belle taille. Ah! Seigneur! elle me doit 8,000 francs! »
Certains droits à payer pour l'agrandissement de ce domaine donnent lieu à de longs pourparlers. Sans doute, ces accroissements représenteront 60,000 livres et rapporteront 4,000 francs; mais le droit à verser absorberait un an, et plus, du revenu. « Nous avons trouvé un ami qui pourra nous estimer les terres que madame d'Acigné nous offre, et nous tirer de toutes nos affaires avec celui que madame d'Acigné nommera de son côté. Cet
ami est le fils de M. Charrier (de Lyon), que nous connaissons ; il a une abbaye en basse Bretagne. » Dès lors, les bons offices de cet abbé, qui résida, en effet, plusieurs années dans son bénéfice de Sainte-Croix à Quimperlé, ne cessent plus. « J'ai un véritable besoin de finir, en ce pays-là, deux ou trois affaires avec l'abbé Charrier, qui me prie de ne point perdre l'occasion du séjour qu'il fait en Bretagne; car, après cela, il redevient Lyonnais. » — « Je suis bien obligé à cet abbé : il se charge de toutes mes affaires de basse Bretagne, qui ne sont pas petites et que je ne pourrais point faire de Paris. »
La reconnaissance de madame de Sévigné est d'autant plus vive pour cet actif conseiller, que ses services furent également offerts et acceptés pour le règlement des affaires du Buron, lors du changement de fermier : « L'abbé Charrier m'offre tous les jours ses soins et ses services, et de venir de 50 lieues d'ici pour faire un compte où il m'est nécessaire. »