DE Mne pe SÉvicné À Mme DE GRIGNAN
A Langlar, vendredi 1 octobre 1677.
« Les eaux m'ont fait des merveilles ; pour la douche, je n’ai pu la soutenir, ce sera pour une autre fois ; j'ai eu peur de la fièvre ; il ne faut pas se jouer avec ce remède. Adieu mon aimable enfant ! tous nos commensaux sont fort contents, et me prient de vous assurer de leurs profonds respects. »
A Gien, vendredi 24° octobre 1677.
« Je veux vous dire un mot de ma santé : elle est parfaite ; les eaux m'ont fait des merveilles, et je trouve que vous vous êtes fait un dragon de cette douche : si j'avais pu le prévoir, je me serois bien gardée de vous en parler; je n’eus aucun mal de tête; je me trouvai un peu de chaleur à la gorge ; et comme je ne suai pas beaucoup la première fois, je me tins pour dit que je n’avois pas besoin de transpirer comme l’année passée : aussi je me suis contentée de boire à longs traits, dont je me porte à merveille: il n’y a rien de si bon que les eaux. »