PARIS
CH. ALLARDIN, LIBRAIRE,
Place Saint-André-des-Arts, i3.
Un mouvement irréfléchi d'humeur et de colère avait fait ce que n'auraient pu faire la passion la plus éloquente et l'habileté la plus consomiii. i
mée. Madame de Sommerville eût résisté peut-être à l'amour d'Albert:
elle succomba à la haine de ce jeune homme. Il n'est pas de femme si forte que la haine de son amant n'ait trouvée sans force et sans vertu.
Albert était depuis une heure aux genoux d'Aurélie. Il la contemplait avec tant d'amour, il y avait dans cet amour tant de candeur et d'enthousiasme, ses yeux étaient si beaux, ses paroles si jeunes et si pures; il éîait aux pieds de cette femme, si soumis, si passionné, si craintif; sa voix était si douce pour la bénir, son regard si tendre pour la supplier ; il lui parlait de bonheur avec tant de foi, d'avenir avec tant de confiance, qu'oubliant un instant tout un passé de larmes :
— Vous me rendez la jeunesse î dit-elle, en penchant vers lui son beau front.
— Et toi y tu me donnes la vie î s'écria- t-il en glissant ses mains dans les cheveux qui s'abaissaient sur lui, et de ses lèvres embrasées il osa presser les lèvres d'Aurélie.
Ce long baiser résuma pour madame de Sommerville une existence tout entière de douleurs et de remords ; ces lèvres brûlantes qui tremblaient sur les siennes lui semblèrent imprégnées de toute l'amertume de ses souvenirs. Le passé se dressa menaçant devant elle , comme le présage
! certain d'un avenir plus menaçant encore ; toutes les plaies de sa vie se
i„ rouvrirent pour saigner sur son cœur, et s'arrachant brusquement aux lèvres
d'Albert, elle se leva avec épouvante.
Mais la sensation qui venait de glacer le sang de la femme avait embrasé celui du jeune homme. Le chaste abandon qui si long-temps avait protégé Aurélie aurait pu la sauver encore ; son effroi la poussa de nouveau vers l'abîme qui s'ouvrait sous ses pas. Albert se leva avec transportai enlaça de ses bras madame de Sommerville , et s'enivra du féroce bonheur de la sentir palpiter et frémir sous ses cuisantes caresses. L'infortunée se débattait avec angoisse ; mais ce n'était pas sous les baisers de cet enfant : le présent, l'avenir avaient disparu; c'étaient ses souvenirs qui la pressaient de toutes parts ; c'était le passé qui recommençait pour elle.
Rassemblant ; pour lui échapper ,
tout ce qui restait en elle de forces et de vie :
— Vous voulez donc que je meure ! s'écria-t-elle d'une voix déchirante.
Effrayé de ce cri douloureux , Albert ouvrit ses bras , et Aurélie s'enfuit dans sa chambre ; Albert s'y précipita.
Cette chambre n'était éclairée que
i par la flamme expirante du foyer , et
par la lumière douteuse d'une lampe
i de nuit. Madame de Sommerville s'é-
tait réfugiée au pied d'un Christ d'ivoire , encadré au chevet du lit , sur f un fond de velours noir \ les rideaux ; qui l'enveloppaient à moitié la dérobaient à la vue d'Albert. Albert se te- ! nait avec un embarras mêlé d'inquiéj tude au milieu de ce salon obscur dont la disposition lui était étrangère,
et son regard cherchait Aurélie sans la découvrir, lorsque le foyer se ranimant jeta tout-à-coup une vive lueur sur les objets qui l'environnaient. Frappé de leur aspect, il hésita , chercha de nouveau , et s'arrêta involontairement dans la contemplation des moindres détails de l'ameublement. Il allait, avec la curiosité d'un enfant, des meubles d'ébène incrustés de cuivre aux chandeliers dorés à triples branches ; laissant son regard se jouer dans les festons et les arabesques qui s'entrelaçaient au pïa* fond, glisser le long des tentures, se perdre au milieu des kiosques y des pagodes et des Indiens rouges ; cou-' rir sur les moulures des panneaux , effleurer les peintures de Lancret et de François Boucher , et se fixer rê-
veur sur le Christ d'ivoire , aux pieds duquel se tenait madame de Sommerville éperdue. Au milieu de cet examen silencieux, la flamme du foyer s'éteignit , et laissa Albert dans l'obscurité. Il alla prendre dans le salon le flambeau qui brûlait sur la table du piano , revint dans la chambre à coucher d'Ayréîie, alluma gravement les bougies qui chargeaient la girandole placée sur la torchère et les bras de cuivre qui s'épanouissaient audessus de la cheminée , à chaque cote de la glace , et lorsque la chambre fut illuminée comme pour une soirée de fête y et qu'Albert eut contemplé de nouveau, à l'éclat de vingt lumières, ce qu'il n'avait vu d'abord qu'à la clarté incertaine du foyer presque éteint, il appuya son front sur ses
deux mains , puis il prêta une oreille attentive , comme s'il eût saisi dans l'air je ne sais quelles mélodies qui l'avaient déjà charmé dans son enfance.
S'avançant enfin vers madame de Sommerville qui l'observait avec étonnement :
— J'ai vu ma mère^fci/ à cette place où vous êtes , s'écçia-t-il. Vous connaissez ma mère, vous avez dû la connaître ? Etait-ce votre sœur ou votre airie ? Parlez.
Madame de Sommerville toujours aux pieds du Christ regardait Albert d'un air égaré et ne répondait pas.
— Parlez-moi de ma mère : pourquoi ne m'en avez-vous jamais rien dit ? Vous saviez bien pourtant qu'elle eût été douce à mon cœur la voix qui m'aurait parlé d'elle! Plus douce en-
core aurait été la vôtre ! Oh ! ditesmoi si ma mère vit encore, dites-moi si elle est heureuse , si je dois espérer de la revoir un jour ; dites-moi que toutes les deux vous vous êtes connues, vous vous êtes aimées, et toutes les deux vous me deviendrez plus chères.
Madame de Sommerville était aux pieds du Christ et ne répondait pas.
— Mais parlez donc, Madame î s'écria-t-il avec impatience; craignezvous de révéler une tache dans votre famille? Craignez-vous de m apprendre que je n'ai plus de mère? Dites , Madame, dites toujours; dites-moi que ma mère est morte, mais, au nom de Dieu, parlez d'elle comme on parle à l'exilé de la patrie qu'il ne reverra plus, comme nous parlons
tous les jours du ciel où; peut-être, nous n'arriverons pas.
— Elle vit, répondit enfin Aurélie d'une voix mourante.
— Elle vit ! s'écria-t-il ; elle vit! Oh! Madame, cela est bien mal de faire attendre si long-temps aux malheureux leur part de bonheur sur la terre. Elle vitl Oh! béni soyez-vous , ajouta-t-il en pressant avec amour la tête d'Aurélie; béni soyez- vous, ange qui m'avez révélé toutes les félicités tl'ici-bas.
Aurélie pleurait aux pieds du Christ.
— Elle vit! disait-il encore; mais cela est bien sûr, au moins? Vous ne voudriez pas me tromper? Pourquoi voudriez-vous me tromper? Ce serait affreux ^ n'est-ce pas? Elle vit! dites*»
le donc encore ; dites aussi qu'elle est heureuse, dites si je la reverraL
— Elle vit et vous la voyez, dit Aurélie en baissant la tête.
Il tressaillit, leva les yeux vers le portrait d'une jeune femme, seule peinture moderne qui décorât la chambre, puis les ramenant sur madame de Sommerville, dont le front incliné touchait presque aux pieds du jeune homme :
— - Où donc? demanda- 1 -il avec
angoisse.
ï — Mon fils, elle est à vos genoux.
— Vous, ma mère! s'écria-l-il , et il demeura long-temps comme frappé par la foudre. Puis l'élonnement et la stupeur faisant place enfin à l'indignation et à la colère, il croisa len-
tement ses bras sur sa poitrine, et laissant tomber son terrible regard sur la femme qui, ployée devant lui, baisait ses pieds avec sanglots : — Ah! vous êtes ma mère, répéta-t-il, et vous avez entretenu dans mon cœur un amour criminel, et vous l'avez laissé grandir sans le désabuser !
Vous êtes ma mère, et vous avez embrasé mon sang! Vous êtes ma mère , et vous m'avez abandonné ; et aux misères de votre abandon, voilà que vous ajoutez celles de vos fantaisies ; voilà que de votre fils délaissé vous faites votre amant d'un jour!
— Pardonnez, disait Aurélie, en se traînant sur ses genoux; je suis bien malheureuse, et je pleure à vos pieds. Mon fils, ne me repoussez pas.
• — Qu'espériez - vous donc, Ma-*
dame? Qu'un mot de vous suffirait pour changer la nature de cet amour?
L'aviez-vous rêvé si docile , et pensiez-vous qu'il fût soumis aux caprices de vos révélations ? Si vous ne le retrouviez jamais, le fils que vous invoquez à cette heure; si Dieu, pour vous punir, poussait vers vous la flamme que vous avez follement allumée; s'il l'attachait à vous toujours brûlante et toujours indomptable, qu'auriez-vous à dire , et qui l'aurait voulu ? Eh bien! non, vous n'êtes pas ma mère: je ne vous connais pas. Nos mères , Madame, restent près de notre berceau; elles protègent notre enfance;elîes rient à nos larmes; elles en dorment nos douleurs. Nos mères ne vivent qu'en nous, que pour nous, que par nous; gloire, bonheur, amour, nous sommes tout
pour elles. Moi, je me suis élevé sans caresses, j'ai grandi dans les pleurs, j'ai pleuré dans l'amertume de mon cœur, et nulle femme n'a le droit de venir me nommer son fils. Àh! vous aviez espéré peut-être qu'abandonnant les devoirs importuns de la maternité aux soins d'un étranger, vous pourriez courir en liberté le monde ; puis un jour, fatiguée de voyages et lasse de toutes choses, revenir, jeune et belle encore, aux lieux qui vous avaient vue naître ; risquer sur votre fils un dernier essai de vos charmes, et après avoir jeté dans son cerveau de brûlantes espérances, après lui avoir révélé des besoins impérieux, et développé en lui des sensations nouvelles, briser impunément la coupe que vous auriez approchée de
ses lèvres, apaiser d'un mot les ardeurs de son sang, étouffer d'un geste les aspirations de son a me , et ravir à son amour la première femme qu'il ait aimée , pour lui rendre une mère qu'il n'a jamais connue? Non, Madame, non; les choses ne se passent pas de la sorte; cela serait trop commode, vraiment!
— Mon fils, écoutez-moi, disait Aurélie, qui s'était attachée comme un lierre aux genoux du jeune homme. Mon fils, ne repoussez pas celle qui n'a plus que vous en ce monde, et qui n'aura que vous dans l'autre pour implorer la grâce de ses fautes.
Mon fils, ayez pitié de moi ! Un regard de pitié seulement sur cette pauvre mère que, tout à l'heure encore, vous appelliez avec amour !
— La mère que j'appelais n'était pas vous y Madame; ce n'est pas ainsi que je l'avais rêvée.
— O mon enfant ! la mère qui vous souriait dans vos rêves n'avait pas pour vous de plus sublimes tendresses que celle qui pleure à vos pieds et vous tend les bras en suppliant.
— Vous croyez? répondit Albert avec un sourire amer.
— Oui, mon Dieu! je le crois. Mon fils, que me reprochez-vous ? Votre abandon ? Mais savez-vous ce que ce cœur a souffert dans l'absence, ce que ces yeux ont versé de larmes , ce que ces lèvres ont murmuré de ferventes prières aux anges qui veillaient sur vous ? Votre abandon ! Oh ! si l'on eût permis seulement à cette infortunée de s'asseoir sur quelque pierre
battue du vent et de la pluie , à la porte de la maison où son enfant commençait la vie, jour et nuit elle y serait restée; mais les cruels ne l'ont 'pas voulu! Ils m'ont chassée, ils ont enlevé le fils à la mère, ils ont ravi la mère au fils, et j'ai dû vous quitter, mon enfant; me séparer de toi, mon Albert !
— Je ne vous reproche pas mon abandon, dit Albert.
— Et quoi donc, grand Dieu ! me reprochez-vous ? De vous avoir aimé, de m'être fait aimer sans me révéler à vous, sans vous dire que j'étais votre mère? Oh ! mon enfant, vous ne connaissez pas toutes les délicatesses -du cœur maternel. Eh bien ! oui, j'étais heureuse de surprendre votre
tendresse; j'étais fi ère de vous in st. m. 2
pirer l'affection que mon titre de mère vous aurait imposée \ avant de vous nommer mon fils, je voulais être la mère de votre prédilection j celle qu'entre toutes votre amour eût choisie. Quant aux tourmens de cet amour, pouvais-je les prévoir, hélas ! vous voyant si jeune et si beau, auprès de Nancy, si jeune et si belle? Et vous-même, mon enfant, ne vous êtes-vous pas mépris sur la nature de vos sentimens pour moi? Était-ce bien à cette femme, vieillie par les années moins encore que par le chagrin, que s'adressaient vos secrètes ardeurs? N'était-ce pas plutôt un mystérieux instinct qui vous poussait vers elle, une voix du ciel qui vous appelait dans ses bras ?
— Non, Madame, non, s'écria Al-
bert ; c'était bien de l'amour, vous ne l'ignorez pas ; et tout à l'heure encore...
— Eh bien! oui, oui, puisque vous le voulez, j'étais folle; mon cœur de mère souffrait de cet amour si ardent et si pur qui ne s'adressait qu'à la femme, et jalouse de celle qui devait vous l'inspirer un jour, j'étais .fière de lui dérober la virginité de votre ame. Je vous dis que vous ne comprenez rien au cœur d'une mère :
c'est un abîme d'amour et de tendresse qui vous est ouvert; ne refusez pas d'y descendre. Regardez moi, mon enfant; rappelez-vous cette soirée d'orage où j'allai m'asseoir toute .glacée à votre foyer; vous me parliez de votre mère, vous la redemandiez au ciel, vous l'appeîliez de tous
vos vœux; si le ciel vous la rendait jamais 3 vous deviez la supplier à mains jointes de vous pardonner les pleurs qu'elle aurait versés pour vous. Le ciel vous l'a rendue , mon fils; mais c'est elle qui vous supplie, c'est elle qui joint les mains vers vous, c'est elle qui demande grâce, qui prie Dieu de vous rendre en larmes de joie les larmes de douleurs que vous lui avez coûtées ; c'est votre mère qui se traîne à vos pieds : n'aurez-vous pas de pitié pour elle? Ne l'aurezvous aimée qu'absente? Est-ce à l'heure où je vous retrouve que je dois vous perdre à jamais? Ah ! cruel! ajouta-t-elle en sanglotant, vous aimiez mieux votre amante que votre mère; ce n'était que la femme que vous cherchiez en moi!
— Vous me rendrez fou! s'écria Albert d'un air égaré, en cherchant à se débarrasser des bras de madame de Sommerville, qui se tenait toujours attachée aux genoux de son fils; \ous me rendrez fou, Ma-
I dame!
— Vous ne m'échapperez pas. Je 1 mourrai de douleur à vos pieds ou i je me relèverai pour tomber dans vos
bras. Donnez-moi votre mlain, mettez-la sur mon cœur; guéris Je, mon Albert; laiesema tête brûlante reposer sur le tien. Pour nous autres femmes, vois-tu, il arrive un âge où nous n'avons plus que nos enfans ; nous avons bien souffert ; les déceptions nous ont flétries plus encore que le temps; nous avons vu notre couronne d'amis tomber avec celle
de nos belles années. La foi est morte en nous, et nos enfans nous restent seuls. Quelque égarées qu'aient été vos mères, enfans, soyez bons pour elles, parce qu'elles n'ont pas cessé de vous aimer, et que Dieu seul peut juger leurs actions.
— Mais enfin , qui me dit que vous êtes ma mère? s'écria le jeune homme qui hésitait encore entre sa mère et sa maîtresse) c'est bien ici où j'ai été conduit par une nuit obscure; je reconnais bien cette chambre, mais vous...
— Moi, j'ai vécu, j'ai souffert!
Mais votre instinct m'a devinée pourtant; vous m'avez vue et vous m'avez aimée; pensez-vous que ce soit ma beauté qui ait accompli ce miracle?
ÎVe pouvant me reconnaître, vous
m'avez pressentie. Lorsque, à la dérobée, je suis venue vous presser sur ce cœur altéré de vous , j'étais bien jeune encore, et vous, vous n'étiez qu'un enfant. Enfant de mon amour, avez -vous désappris les caresses que vous me prodiguiez alors ! Tenez — ajouta-t-elie en tirant un médaillon de son sein — c'est une boucle de vos cheveux : depuis le soir où je l'aï coupée sur votre blonde tête, elle n'a pas quitté cette place; est-ce donc là, mon fils, tout ce qui me reste de vous ?
— Laissez-moi, laissez-moi; je ne vous accuse plus , je ne vous maudis pas.
— Je ne vous laisserai point. Estce une amante que vous pleurez en-
I core? Le monde vous en rendra bien
d'autres , plus belles et plus jeunes que moi; mais où retrouverez-vous la mère que vous repoussez à cette heure?
Me reprochez-vous encore le retard que j'ai mis à me faire connaître?
Mais avez-vous oublié l'éloignement que je vous inspirais? Cruel, vous ne savez pas combien ce cœur en a saigné : vous ne savez pas non plus combien il a été glorieux de conquérir votre tendresse, avant d'oser vous en faire une loi ! Laissez-moi baiser vos mains . Vous me refusez, mon fils; eh bien ! j'embrasserai vos pieds.
— Relevez-vous, s'écria Albert en tendant ses mains , que madame de Sommerville saisit avec effusion et qu'elle couvrit de ses baisers et de ses larmes; relevez-vous, répéta-t-il, en l'attirant vers lui.
— Vous êtes bon, je le sais bien, mon fils ; mais nous autres nous pardonnons plus vite ! Au retour de l'enfant prodigue> la famille prit ses habits de fête.
— Relevez -vous , répéta le jeune homme d'une voix émue.
— Je ne me relèverai point que vous n'ayez pardonné et béni. Vous ne me dites rien, vous détournez les yeux. Oh ! si vous pouviez pleurer !
— Votre place n'est pas à mes ge-^ noux, dit Albert d'une voix étouffée,
— A vos genoux ou sur ton cœur, répondit madame de Sommerville éperdue.
— Venez donc! murmura le jeune homme en lui ouvrant ses bras.
Aurélie s'y précipita, et ils restèrent long-temps tous les deux à mêt. ni. 3
1er leurs larmes silencieuses ; et pour que rien ne manquât à la vulgarité de ce drame, madame de Sommerville, interrogée par Albert sur les événemens qui avaient présidé à sa naissance y lui conta une histoire de séduction à l'usage, depuis plusieurs siècles, de toutes les femmes séduites et trompées.