‹ Madame de SommervilleChapitre 11 sur 41 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

dre au sérieux les lamentations de ces belles abandonnées. Il est bien rare, quand nous les délaissons, qu'elles n'aient pas sous la main une consolation toute prête. As-tu remarqué que le chêne ne perd ses feuilles que pour en prendre de nouvelles? Les femmes, en amour, ne font guère autrement.

Tu tiens à connaître mon sentiment sur le plan de campagne que tu t'es tracé ; à quoi bon? Tu ne serais pas homme, si, en demandant un conseil, tu n'étais décidé par avaiwe à ne suivre que ta fantaisie. D'ailleurs, c'est l'avis d'ArabclIe qu'il faudrait avoir en ceci. Pour ma part, j'ai toujours pensé qu'en amour comme en politique, mieux vaut sauter par la fenêtre, BU risque de se rompre le cou, que de se laisser mettre à la porte et traîner dans les escaliers. Je pense aussi qu'en tranchant le nœud gordien, Alcxandre-le-(irand a voulu montrer aux amants de quelle façon ils s'y doivent prendre pour dénouer le lien qui les blesse.

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