‹ Madame de SommervilleChapitre 7 sur 41 · PARIS PAULIN, ÉDITEUR · texte numérisé non relu

PARIS PAULIN, ÉDITEUR

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FERXAND.

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Tu L'ai voulu, je suis parti, j'ai lui. D'ailleurs, j'étais au boul de im> forces el de mon courage. Quelle fie! quel curer! [Von, il n'est pas d' enfer qui ne soit doux après une pareiHe vie. D'où vient donc que mon coeur esl lri>te jusqu'à U mort? d'où vient qu'au lies de l'euivrer, le sentiment de sa prochaine délivrance le torture et le déchire? Tu m'avais promis la joie du prisonnier qui voit tomber ses chaînes : les cris seuls dé mon désespoir ont salué jusqu'ici mon acheminement â la liberté. Combien de temps a duré ce voyage? In jour, un sie-

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cle, je ne sais. Les arbres qui fuyaient sur le bord de la route m'apparaissaient comme des ombres éplorêes; j'entendais des sanglots dans les sifflements delà bise. Pourrai-je dire jamais les luttes et les combats que j'ai livrés et soutenus contre moi-même durant ce funeste trajet"? I ne fois, ne sentant plus en moi l'énergie de ma résolution, j'ai fait tourner bride aux chevaux ; mais, en apercevant du baut d'une colline Paris, comme un gouffre béant à l'horizon , saisi d'épouvante, j'ai consulté mon cœur et repris tristement le chemin de la solitude. J'arrive enfin : j'ai revu sans plaisir et sans émotion les ombrages paternels et la demeure où je suis né. Ma tète est en feu ; une ardente inquiétude m'agite et me dévore. Que se passet-il? que va-t-il se passer? Que résultera-t-il du coup affreux qu'il me reste à porter? A ces questions, ma raison se perd. Toi cependant, unique confident de cette lamentable histoire, prends pitié de deux infortunés ; soutiens-les l'un et l'autre dans cette dernière épreuve. Dirige la main qui veut et qui n'ose frapper; le coup porté, sois tout entier à la victime.

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