‹ Madame de Stäel et son temps (1766-1817), avec des document inéditsChapitre 52 sur 280 · N^ OF · texte numérisé non relu

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sa situation, pour revenir quelques mois après à Lon* dres à titre officiel.

Par contre, la mission de Ségur échoua complètement 11 ne parvint pas à vaincre les préjugés que faisait naître contre lui chacune de ses démarches à Berlin. L'alliance défensive conclue le 7 février entre TAutriche et la Prusse supprimarobjetdeses négociations. Le duc de Brunswick se rendit à Berlin pour traiter du commandement des armées alliées contre la France, et Ségur fut remplacé par François de Custine, lequel, grâce & Tamitié du frère de Frédéric, le prince Henri, pour sa belle-mère la comtesse de Sabran, fut bien accueilli dans la capitale de la Prusse, où il resta jusqu'en mai 1792. Quand les hostilités eurent éclaté, il rentra dans la carrière militaire et combattit ceux qu'il n'avait pas réussi à gagner. Son pèreayant été mis en accusation et guillotiné le 28 août 1793, François de Custine, qui avait essayé de le sauver, tomba victime de son dévouement. Robespierre l'accusa d'avoir été à Berlin, avec r« infâme » de Lessart, l'agent du comité autrichien auprès de Guillaume et de Brunswick. La correspondance diplomatique de Custine aurait prouvé son innocence ; mais Dumas, le président du tribunal, en falsifia le texte, et le jeune homme (il avait vingt-cinq ans) monta sur Téchafaud le 4 janvier 1794. *

Cet échec diplomatique ébranla jusque dans ses fondements la situation de Narbonne, qu'un succès décisif aurait seul pu affermir. Bertrand de Molle-

* Sorel, Mission de Custine à Brunswick, Revue historique^ 1876, ^83.

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