‹ Madame de Staël et son temps (volume 2)Chapitre 103 sur 341 · CHAPITRE DEUXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIEME

pensées dans le pays qu'elle a choisi pour cadre de sa création la plus captivante. En ce qui concerne l'Italie et l'Angleterre, elle a parfois raison ; souvent aussi elle se trompe. Mais en ce qui concerne le cœur, qui ne connaît qu'une nationalité et pas de patrie, elle ne se trompe presque jamais ! ».

Tandis que l'hostilité de quelques-uns des critiques de Corinne à l'égard de leur pays ne troublait en rien la jouissance esthétique des juges compétents anglais, l'Italien Ugo Foscolo reprocha au livre de Mme de Staël, dans les colonnes du Gazettino del bel mondo,à'dLVoir « infamato CItalia net voler patrocinarla ». Lui aussi, il est vrai, devait se ranger plus tard d'un avis différent 2.

L'Italie est restée reconnaissante. Aujourd'hui encore on aperçoit presque à toutes les vitrines des libraires un exemplaire de Corinne, comme une feuille impérissable de la couronne déposée par les étrangers sur la terre classique.

1 Th. Moore, Leiters and Journals of lord Byron, 407.

2 César Gantù, Vincenzo Monti e Vetà che fu sua, 101 et

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