‹ Madame de Staël et son tempsChapitre 2 sur 298 · AVERTISSEMENT DU TRADUCTEUR III · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT DU TRADUCTEUR III

demeure au fond éminemment aristocrate ».

Lady Blennerhassett, dirons-nous de notre côté, mise par les hasards de la vie en relations avec trois grandes nations différentes (elle a été élevée dans une maison d'éducation française), a éprouvé de bonne heure unö sympathie à la fois vive et raisonnée pour les courants intellectuels de ces nations, qui se trouvent avoir été ceux de M'"« de Staël. Elle était dotic nàieux préparée que personne, on peut l'affirmer, à donner de M"'^ de Staël une biographie détaillée et complète qui n'existait encore dans aucun pays, à commencer par le nôtre.

Son livre a été écrit sans la moindre préoccupation ou prévision qu'il pourrait un jour être traduit en français. Aussi, s'adressant à un public qu'elle suppose assez peu au courant des détails de l'histoire politique et littéraire de la France et qui aurait malaisément compris les problèmes du dix-huitième siècle à son déclin et ceux du dix-neuvième siècle à son début, si l'on n'avait pris la peine de les lui exposer' en toute clarté, lady Blennerhassett se.livret-elle à une abondance de renseignements toujours très intéressants et qui chaqueilfois viennent à propos, mais où l'on serait en droit de désirer de temps en temps plus de sobriété. Ce système — et c'est la seule réserve que nous ayons à faire à son très remarquable ouvrage — est surtout sensible dans le premier volume, qui s'arrête à 1790. Le- second tome, qui finit à

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