‹ Madame de Staël et son tempsChapitre 46 sur 298 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

L'archevêque fit mieux encore ; la ville de Paris lui ayant versé peu de temps après une somme considérable, à la suite d'un procès perdu contre lui, il remit l'argent à Necker, en le priant de l'employer comme il l'entendrait à des œuvres charitables et de n'en rendre compte qu'au roi ^

Telle était, dans ses traits essentiels, la physionomie morale de la femme à qui Necker dut, après quelques années d'union, l'inappréciable avantage de la fréquentation du grand monde et du monde non moins influent de la littérature. Ce fut grâce à elle qu'il réussit à prendre pied sur le sol glissant de Paris et qu'il put revendiquer sa part dans le mouvement qui s'emparait des esprits avec une force toujours croissante.

' Necker, OEuvres complètes^ III, 497. — Auguste de Staël, Notice sur M. Necker. — Henri lÂd,vi\n .Histoire de France,eic. etc.

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