Duclos, /f/., i(l
4. Boisjourdain, Mélanges [140], II, 33; Saint-Simon, Mémoires [79], 330.
queur ; ce serait le comte irlandais, Arthur Dillon*, alors lieutenant-g-énéral du maréchal de Médavy, et qui, à diverses reprises, de 1707 à 1712, commanda un corps d'armée en Dauphiné-. Dillon aurait donné deux enfants à sa maîtresse ^ Plus favorisée que Tabbesse de Joye, la religieuse Tencin aurait pu quitter à temps son monastère-, et parvenir à Annonay pour y accoucher*. La suite de son histoire donne quelque vraisemblance à ces récits; et la réticence même de ses*aveux à Duclos les confirme presque : bruyante ou précautionnée, l'émancipation de la chanoinesse se fit peu canoniquement.
Libérée du couvent, elle ne lui tint pas rancune : elle en g-arda pour toujours, sinon la dévotion même, qu'elle n'eût sans doute jamais, du moins le g-oût des relations dévotes, une tendresse médiocre pour les « intrig-ues de moinerie » ^ mais le sens de la diplomatie ecclésiastique. Elle n'oubliera pas non plus ce qu'elle avait senti et vu autour d'elle durant tant d'années. Certaines préoccupations, certaines images lui resteront : ces promenades dans le parc, où la relig-ieuse solitaire rencontre le visiteur amoureux, ces entrevues du parloir claustral, où l'on échang-e des paroles décisives; ces prises de voile, parfois si douloureuses pour
1. Mémoire pour Jacques de la Grye [ai]; of. encore Mémoire pour servir, etc. [102], 14 ; Maurepas, Mémoires [131]. IV, 31.
ïJ. Saint-Simon, Mémoires, édit. cit. de A. de Boisiisle, XIV, 83 et note, XV, 217.
3. Mémoire pour servir, etc. [102], 14 ; Boisjourdain, Mélanges [140], 11,33.