Mémoires
3. Giiasco, Notes [117] 2.ï9, note 2; Delandinc, ObscrvuUons sur les liumans [120], p. \vi.
LE COI! VENT ET LES DÉBUTS A PAF{IS. i.\
près de dix ans pour qu'on cnlendît parler d'elle. « Vers la fin de la vie du Roi », dit Saint-Sinaon, sa famille parvint « de religieuse ù la faii-e chanoinesse de je ne sais d'où, et où elle n'alla jamais »*. Ce « je ne sais où » est le noble Chapitre de Neuville-les-Dames-en-Bresse, près de Lyon, où la règ-le était encore plus lâche et la résidence moins nécessaire qu'à Montfleurv'*. Peut-être, en ellct, n'y prit-elle jamais possession de sa stalle ; elle y prit du moins le titre de chanoinesse : c'était une demi-sécularisatioiL Elle-même, bien des années après, expliquant à Duclos sa sortie de Montlleury, prétendait qu'elle avait toujours prolesté contre des vœux forcés, et, dès le premier jour, cherché à les rompre. Un directeur borné, et inconsciemment amoureux, aurait été le très zélé et très docile instrument de sa libération ^ La chronique contemporaine ajoute, il est vrai, que le « bon ecclésiastique » ne fut pas seul à plaider contre les vœux de sa pénitente et que plusieurs accidents trop visibles, arrivés coup sur coup et mal dissimulés dans de soi-disant « saisons d'eaux », rendaient la rupture inévitable et définitive \ Un nouvelliste anonyme du xviii* siècle, qui se proclame « une personne des mieux instruites », mais dont je ne puis garantir la véracité, nous apporte môme le nom du premier vain-