‹ Madame de TencinChapitre 11 sur 200 · Mémoire pour Jacques de la G.i/re · texte numérisé non relu

Mémoire pour Jacques de la G.i/re

ii. Lettre à Richelieu du 10 décembre 1742 [2], 27.

LE COUVENT ET LES DÉBUTS A PARIS. ili

l'amant éconduit, toutes ces scènes monastiques ont passé de ses souvenirs dans ses. romans pour y laisser leur pittoresque un peu triste et leur mystère.

Il ne pouvait plus y avoir place à la maison familiale pour la relig-ieuse émancipée; on peut même supposer qu'elle ne le désirait point. Son père était mort depuis 1705, et sa mère, très honnête femme, révoltée par la conduite de sa fille, devait bientôt en « mourir de douleur »*. Elle vint donc à Paris, ordinaire et sûr refug-e de tous les défroqués et « évadés ». C'était, semble-t-il, aux environs de 1710-. Elle y trouva sa sœur, Mme de Ferriol, qui, ayant besoin de l'indulg-ence des autres, lui donna la sienne. Elle y trouva surtout son frère, i'abbé, de trois ans plus âgé qu'elle, ancien conclaviste du cardinal Le Camus, abbé de Vézelay, docteur en Sorbonne, déjà grand vicaire de Sens, qui venait à Paris intrig-uer pour de plus hautes charg-es et de plus opulents bénéfices ^ C'était un homme « doux, insinuant, faux comme un jeton, ig-norant comme un prédicateur»*. Les jansénistes, qu'il a si àprement malmenés, se sont vengés sur sa réputation, et la lui ont faite plus que fâcheuse. .11 est difficile aujourd'hui de vérifier tous leurs dires ; mais ses lettres

1. Le Président Bouhier à Mathieu Marais, Jeltre du 19 avril 172G [67], I, 102.

^. Cf. le tableau de Jacques Autreau, Appendices, IV, Note iconoijraphique [175]; dès 1712, Mme de Tencin faisait campagne académique pour Danchet (Trublet[112]. 207), ce qui suppose déjà quelle avait derrière elle quehiue temps de vie parisienne.

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