Sièrjc de Calais
LES ROMANS DE ^rADA^lE DE TENCIN. 147
point VU de traits plus réguliers, et, ce qui se trouve rarement ensemble, plus de grâce et d'agrément* » ; — Barbasan : « je ne parle point des grâces de sa figure ; je me flatte que, si elles avaient été seules, elles n'auraient pas fait d'impression sur moi; mais son esprit, son caractère, voilà ce qui me toucha '^ » ; — Hippolyte : « je n'ai jamais vu de physionomie plus intéressante, tant de grâces, de beauté, jointe à la fraîcheur de la première jeunesse, et à l'air le plus doux et le plus modeste' » ; — Eugénie : « sa beauté simple, naïve et sans art, qu'elle semblait même ne pas connaître, la rendait si touchante que le comte de Blanchefort ne put se défendre de tant de charmes* » ; — Gaveston : « Ce favori avait reçu de la nature tout ce qu'il faut pour plaire : sa taille, quoique médiocre, était si bien prise, qu'on n'y trouvait rien à désirer; il avait tous les traits réguliers ; sa physionomie était vive et spirituelle ; personne n'avait plus de charmes et d'agréments dans l'esprit" », etc. Seule Mlle de Roye « laisse tomber sur son visage et sur sa gorge des cheveux naturellement bouclés, du plus beau blond du monde » ; mais cette audace de coloris s'arrête aussitôt; et nous ne savons même point si les yeux de cette blonde étaient noirs ou bleus; contentonsnous d'apprendre que « son regard, le plus beau du monde et le plus touchant, le devenait encore