‹ Madame de TencinChapitre 12 sur 200 · Cf. Audouy, Notice · texte numérisé non relu

Cf. Audouy, Notice

4. Hénault, Mémoires [106], 393-4. Le portrait dt* Saint-Simon, Mémoires [79], 351-3, n'est pas plus flatté, mais paraît moins exact.

16 MADAME DR TENOIN.

de Rome suffisent' : elles révèlent une âme vulgaire, fielleuse, sans générosité, embarrassée dans des haines mesquines, tour à tour méprisante et vile. Le masque seul, chez lui, avait bonne apparence. Ses hypocrisies étaient dignes, sa figure assez régulièrement belle et sérieuse : s'il restait silencieux, on pouvait le croire profond. Son vrai mérite est d'avoir par instants senti toutes ses tares et d'avoir aspiré de tout son cœur à la petite vie médiocre qui aurait dû être la sienne; mais, à ces heures de relâche, sa sœur, qui sera comme sa conscience virile, lui interdira le repos. Il était allé vers elle - : elle le garda. Désormais, ils auront partie liée; ils s'installent ensemble, et vont se pousser cyniquement l'un l'autre par « un système suivi » d'adulations réciproques qu'ils « porteront jusqu'au dégoût »^.

Après deux ou trois années de démarches et d'intrigues, grâce à Fontenelle, qu'elle avait rencontré chez Mme deFerriol, grâce aussi à quelques ecclésiastiques complaisants, l'ex-Augustine de Montfleury obtint vers 17i''i ou 1715 un rescrit en cour de Rome qui la relevait de ses vœux; mais, comme il était « subreptice » et rendu sur un faux exposé, il ne fut point « fulminé » *. Ce qu'on ne lui donnait pas, Alexandrine de Tencin le prit; et « la relig-ieuse Tencin », devenue Mme de Tencin, aura dès lors une vie plus que laïque. Elle pensait avec Bolingbroke qu'il « eût été en vérité

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