Malheurs de V Amour, Z^i
senter » *. Dès qu'elle arrive à des analyses individuelles, à des « états » ou des situations qui se particularisent trop, elle s'arrête: « Si je voulais me laisser aller aux réflexions, écrit-elle quelque part, celte matière m'en fournipait beaucoup ; mais elles seraient également inutiles à ceux qui sont capables d'en faire et à ceux qui n'en font jamais » ^. Supprimant donc toutes les réflexions particulières comme « inutiles », elle n'a cru devoir g-arder que les réflexions d'un intérêt universel. Ainsi toute sa psychologie tend à se resserrer et à s'aig-uiscr en sentences ou principes g-énéraux. Qu'on se rappelle les formules que je viens de citer ; une très légère retouche les transforme en maximes : « Il y a des gens auxquels il ne manque, pour avoir de l'esprit et du mérite, que la nécessité d'en faire usage ». — « A de certains moments, on préférerait être moins aimé, pourvu que celui qu'on aime se montrât plus digne de l'être », etc. Mais voici des « maximes », qui ne se dég'uisent pas. Elle sont nombreuses, et point niaises : « Quand le cœur est véritablement touché, il sent du plaisir à tout ce qui lui prouve à lui-même sa propre sensibilité » '. — « Les talents et les pensées saines sont presque toujours le fruit du besoin ou du malheur ». — « On se persuade, quand on est riche que les talents s'achètent comme une étoffe ». — « Le cœur fournit toutes les erreurs dont nous avons besoin ». — « Un nouveau malheur est un aliment pour un cœur qui en est déjà rempli; il semble qu'on trouve