‹ Madame de TencinChapitre 127 sur 200 · Lettre du 14 Décembre · texte numérisé non relu

Lettre du 14 Décembre

4. IVe et V<= parties; cf. plus loin, dans ce chapitre, p. 198-200. 0. Cf. Trublet, Mémoires de Fonlenelle [112], 207.

se faisait conduire par Marivaux aux Italiens, et s'ing-é ni ait déjà à rcg-aler ses hôtes de quelque nouveauté littéraii^e ' . Mais les rudes émotions de rembastillement , l'humiliation de l'exil, l'apaisement inévitable de Tâg-e, une santé qu'il fallait ménag-er, resserrèrent peu à peu dansson salon son activitétoujours tumultueuse. Lamort de la marquise de Lambert, qui survint vers la même époque (1733), en lui laissant une place et un rôle disponibles, — acheva de la fixer. C'est alors seulement que le « bureau d'esprit » de la rue Saint-Honoré reçut sa constitution définitive, et, en quelque sorte, officielle. Les salons étaient en ce temps-là comme des fiefs littéraires, qui se transmettaient à des héritières désig-nées d'avance. Mme de Tencin fréquentait chez Mme de Lambert, pour obtenir sa succession ^. Mme Geoffrin viendra chez Mme de Tencin, pour y prendre des leçons et y chercher des recrues, Mme Necker fera un stag'C chez la GeolMn, avant d'hériter de son « royaume ». Ainsi se continuent à travers tout le siècle les mêmes traditions, sinon les mêmes idées. C'était pour Mme de Tencin une bonne fortune de succéder publiquement à une femme de haut rang- et de haute distinction, que Fénelon avait honorée de son amitié, et qui exerçait une autorité morale sur la société parisienne. Donc, comme dit Trublet, « après la mort de Mme de Lambert, le mardi fut chez Mme de Tencin ^ ». Mais, en passant de la rue

1. Cf. sa lettre à. lloyrii du 9 mai 1718 [10], et un billet d'IIoym à Mme de Tencin, vraisemblablement de 1716 [45], 230.

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