‹ Madame de TencinChapitre 129 sur 200 · I.E PHKMlliU « IlOYAlIMB 1)K LA lUJE S'^-KONUKK · texte numérisé non relu

I.E PHKMlliU « IlOYAlIMB 1)K LA lUJE S'^-KONUKK

tuelle : « il avait beaucoup lu et encore plus médité », écrit d'Alembert. Je soupçonne ce « philosophe citoyen », si « respectable » et si « éclairé » d'avoir été modérément folâtre *. — De Boze, le plus diligent des numismates, avait fait par Tarchéologie une assez belle carrière : à vingt-six ans, il devenait secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions ; à trente-cinq ans, il entrait à l'Académie française ; à trente-neuf ans, il recevait la g-arde du Cabinet des médailles. Depuis lors, il collectionnait, collectionnait, collectionnait, et pour lui, et pour le Roi. C'était le modèle des conservateurs. — Astruc arrivait à peine de son Midi : il avait été professeur d'anatomie à Toulouse, successeur de Chirac à Montpellier, médecin inspecteur des eaux minérales du Languedoc, et capitoul de Toulouse ; depuis 1730, il était conseiller d'État, médecin du roi, professeur au Collège de France. Il n'avait pas encore réalisé le rêve de toute sa vie ; et ce sera seulement en 1743 qu'il enseig-nera à l'Ecole de médecine de Paris; mais «sans être de la Faculté », il est déjà le médecin à la mode : grandes dames etg-rands seig-neurs se le disputent ; il veut être riche, il le sera ; en soignant ses malades, il songe surtout à bien placer ses économies et sa fille. Mais chez ce coureur d'argent, l'intelligence est admirable de lucidité et de souplesse : la même plume, qui écrira le g-rand Traité des maladies vénériennes, écrira aussi les Conjectiwes sur les mémoires originaux dont il paraît que Moïse s'est servi pour composer la

i. D'Alembert, Éloge de Mirabaud, éd. cit. t. III, p. 525, 326, 532,

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