Cr. les LeUres de Mlle Aissé [68] (années
vive et spirituelle malg-ré tout, la Ferriol s'était fait une manière de salon, j)i'emièi'e esquisse de celui de sa sœur : Des poètes et des savants, des ecclésiastiques et des diplomates, des étrang-ers de distinction, tous les adorateurs de « la belle Gircassienne » Aïssé, que le comte de Ferriol avait achetée à Gonstantinople et mise en pension chez sa belle-sœur \ bientôt les amis des fils de la maison, Pont-de-Veyle et d'Argental, tout ce monde divers et bigarré venait volontiers chez celle jolie femme encore jeune. On y vint davantag-e, quand on y rencontra la chanoinesse : « je n'ai g-arde d'oublier Mme de Ferriol, répondait le 9 septembre 1712 Malhevv Prier ù Boling-broke ; elle a une sœur qui s'est échappée du couvent, et qui est en train de «plaider pour l'annulation de ses vœux »2. Mathieu, toujours galant, quoique proche de la cinquantaine, avait trouvé là matière à chansons nouvelles. Il était, comme on sait, admirateur passionné des anciens, mais il soutenait la cause des femmes « modernes »^ Son esprit, sa dignité d'ambassadeur, ses relations politiques, ses
241-2, etc. M. de Ferriol, qui avait environ un quart de siècle de plus que sa femme, était né vers 16o0. 11 avait été successivement conseiller et président honoraire au parlement de Metz, trésorierreceveur des finances du Dauphiné. Les Ferriol habitaient rue Neuvc-Saint-Auguslin. Leur hôtel communiquait par le jardin avec celui du maréchal d'Uxelles. Sur la liaison du maréchal avec Mme de Ferriol, cl', encore une chanson de 1716 [43 15], XIII. 279.