‹ Madame de TencinChapitre 140 sur 200 · Piron, L'Amitié mé'/ecin [85 A], VIII · texte numérisé non relu

Piron, L'Amitié mé'/ecin [85 A], VIII

LE PREMIRR << MOYAUMR DE LA RUE S^-IIOXOHÉ ». 199

dans La Vie de Marianne; et le tableau de Marivaux ne ressemble pas non plus aux esquisses de Piron, de Duclos ou du « Solitaire des Pyrénées* ». Ne serait-ce pas que Mme de Tencin, suivant la subtile remarque de Marivaux, n'avait aucune sorte d'esprit, mais qu'elle avait l'esprit, avec lequel on en a de toutes sortes, suivant que le hasard des matières l'exige •^ »? Ces différentes descriptions représentent des « mardis » différents ou les différents moments d'un « mardi ». S'il fallait pourtant se fier davantag-e à l'un de ces portraits, ce ne serait pas le plus connu, celui de Marmontel, qu'il faudrait choisir. Observateur médiocre et manquant d'expérience, il est venu deux fois à peine au salon de la rue Saint-Honoré, pour la lecture de son Aristomèjie, et pour le dîner qu'elle lui valut^ Il avait alors vingt-six ans, et arrivait de son Limousin. Rien d'étonnant qu'à un premier contact avec l'esprit parisien, il l'ait trouvé trop raffiné. Ce n'est yjas du reste en deux séances qu'on peut juger un salon. Marivaux a chance d'avoir mieux vu, parce qu'il avait l'œil plus fin, qu'il a examiné plus long-uement, et surtout qu'il a plus aimé. Son tableau, il faut le reconnaître, n'est pas un tableau d'histoire, et ne prétend point à une exactitude documentaire : comme celui de Duclos, il est encadré dans un roman à clef. Mais, quand bien même la similitude des noms n'appellerait pas le rapprochement, Mme de Tonins des Confessions du Comte de **" et Mme Dorsin de La Vie de Marianne sont trop

1. Cf. à la Bibliographie, les n»» 82, 8a A et B, 86, 127, 133.

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