Lettre du 24 septembre
5. Lettres des 30 août, 16 septembre et 10 octobre 1743 [2], 165, 187, 238.
G. Lettres des 27 septembre et 4 octobre 1743 [2], 20b, 208, 222.
Avant même que Voltaire fût devenu une manière d'ambassadeur, elle g-oùtait peu son talent. Dès 1731, elle lui avait conseillé — suprême afï'ront — de renoncer au théâtre « pour lequel il n'était pas fait » ; Voltaire lui avait répondu par Zaïre *. Pourtant, comme il ne faisait point fi des applaudissements, d'où qu'ils vinssent, il n'aurait demandé qu'à se rendre bienveillante cette reine du bel-esprit, et qu'à mettre au service de sa propre gloire la puissance d'opinion dont elle disposait. Pour « lui faire sa cour, il chantait les louanges d'Astruc » à leurs amis communs, à Richelieu en particulier, sachant bien (|ue le propos reviendrait à la dame, et lui serait plus agréable que tous les madrigaux^. Voici encore une lettre à d'Arg"ental, peu avant la première représentation de Mahomet^ où se trahit, sous le badinag-e un peu ironique des formules, le vif désir d'être admiré dans le cercle des Tencin, ou du moins de n'y être pas combattu : « Que dira M. le cardinal de Tencin, que dira Mme sa sœur de nos convulsionnaires en robe long-ue, qui ne veulent pas qu'on joue Le Fanatisme (c'est le sous-titre de Mahomet) ? A propos, avez-vous mon Mahomet"! Mme de Tencin le lira: M. le cardinal le lira : qu'en auront-ils dit? Je vous prie de présenter mes respects à Mme votre tante; et, si je n'étais pas aussi profane, aussi irrévocablement damné que j'ai l'honneur de l'être, je demanderais la bénédiction de Son Éminence ^ ». M. le cardinal lit comme son