‹ Madame de TencinChapitre 151 sur 200 · Lettre du 22 août, 1742 [70], XXXVL · texte numérisé non relu

Lettre du 22 août, 1742 [70], XXXVL

aug-uste ami Bçnoît XÏV, et comme Fleury son patron : il sembla n'avoir pris garde qu'au style de la tragédie et signa.la au i)oèle quelques vers qui méritaient une retouche. Voltaire rendit hommage aux « lumières » de Son Éminence à la première page de Mahomet^ mais sans se faire illusion sur la tendresse «Je Tencin à son endroits Le cardinal la lui montrera plus tard, quand il dénoncera à ses ouailles Le Siècle de Louis XIV comme un livre impie ', et qu'il recevra « assez mal », comme un visiteur sans importance, celui que Lyon tout entier voudra « acclamer »^. Quant à Mme de Tencin le demi-échec de Mahomet fit sa joie : « Savez-vous, écrit-elle à Richelieu que Mahomet est imprimé ? Il a encore plus perdu à la lecture qu'à la représentation ; et Mme de Luxembourg, qui y avait pleuré, n'est pas assez forte pour le soutenir. Ceux qui ont contribué à le faire défendre triomphent "^ ». Deux ans plus tard, en 1744, quand le duc de Richelieu, premier gentilhomme de la chambre en exercice, <iut songer à l'organisation des fêtes pour le mariage du Dauphin avec l'infante d'Espagne, ce fut à Voltaire qu'il s'adressa, pour composer un divertissement lyrique, qui comportât dos ballets et une figuration somptueuse". Gomme le duc était retenu à l'armée, Mme de Tencin servit d'intermédiaire entre eux. Elle le fit par complaisance pour son ami, mais avec un très

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