‹ Madame de TencinChapitre 157 sur 200 · Lettre à Mme Dupin, du 30 juin · texte numérisé non relu

Lettre à Mme Dupin, du 30 juin

3. Il faut y joindre les cinq lettres nouvelles publiées en 171)1 par Faur, dans sa Vie privée du inai^échal de Richelieu[i];ma.is ces lettres font partie du même groupe, et ont le même destinataire que les lettres publiées par Laborde et Soulavie. Sur l'histoire de

Ces lettres, qui embrassent à peine un espace de deux ans, de novembre 1742 à juillet 1744, sont toutes adressées au duc de Richelieu. Obligé, on se le rappelle', d'échang-er parfois les salons ou les petits cabinets de Versailles pour son g-ouvernement de Languedoc ou pour les chqmps de batailles bavarois et flamands — ne voulant point cependant abandonner ses intrigues de cour — le duc se faisait renseigner par son amie, et concertait avec elle les travaux de défense et les plans d'attaque. Ce ne sont donc pas des lettres désintéressées, écrites pour satisfaire une virtuosité de styliste ou même un simple caquet de femme indiscrète ; ce sont des lettres d'affaires ; et, si l'amitié, la tendresse n'y font pas défaut, ce n'est jamais le cœur seul qui est en peine de l'absent. L'essentiel est de renseigner, de demander des directions, de suggérer des ruses. Il faut agir avec une promptitude et une précision informées, avant tout réussir. L'art n'est atteint que par surcroît, et sans le vouloir, sinon sans le savoir. Quelques-unes déconcertent d'abord par leur jargon conventionnel ; la clef nous en échappe parfois ; ou, quand elle nous est donnée, elle est peu sûre. Si, par exemple, Mme de Tencin écrit à son ami : « J'ai vu Mademoiselle Sauveur pour lui parler des gouttes du général; elle prétend q\i' Helvétius lésa conseillées mal à propos à notre gentilhomme. M. de Mairan prétend aussi qu'elles lui ont fait tout le mal qu'il a ; malgré sa philosophie il est furieux contre ce remède »(3) — l'éditeur

ces deux publications et sur 1 authenticiti: de ces textes ; cf. Appendices, H, n»» 2 et 3.

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