Id. lettre ilu 20 août 1712. etc. p. 64 et passim
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ferait casser le mariag-e'. Ils restèrent ainsi en marg-e des épousailles. Quand, en 1717, Destouches reçut l'ordre de partir- aux Antilles, son amie était grosse de six mois'-.
L'accident, on se le rappelle, lui était déjà surverui. Elle y remédia cette fois, comme sans doute elle avait fait les autres. L'enfant fut exposé sur les marches de la petite église Saint-Jean-le-Rond, et baptisé le 17 novembre dans la chapelle des Enfants-trouvés de l'Enfance de Jésus ^ On l'appela Jean Le Rond ; il s'appela bientôt d'Alemberl. Le chevalier, revenu de mission, s'informa de l'enfant: 11 était « sensible », et sa paternité lui était chère. On put retrouver son fils. Il avait six mois, et la tète grosse comme une pomme. Le père parcour'ut tout Paris, ayant l'enfant bien emballé dans son carrosse, à la recherche d'une nourrice. Aucune ne voulait s'en charg-er. Enlin la bonne mère Rousseau*, la femme du vitrier, accepta le petit être chétif. Elle fut pour lui une si tendre maman, qu'il ne la quitta que très tard, et pour aller vivre chez Mlle de Lespinasse. Mî^s Destouches ne se contenta point de trouver une
i. Mémoire pour fierrir, etc. [102], d i-lîi ; Maurepas, Mémoires
[i;uj. IV, 31.
t. Ce dotail. et lus autres qui suivent, sur la naissance et Tcnlance de d'Alcmbert, sont empruntés, sauf indication coniraiie.aux Mémoires sur M. Suaril [142], 146-150.
3. Acte de baptême de d'Alemberl [44] : « Jean Le Rond, ba|ilisé le 17 novembre [1717]; le parrain le susd. Perreau, la marraine iMarle de Rocourl dem'» parvis Notre-Dame paro« S'-Gliristophe, lest|uels ont signé: Grange [aumônier de la chapelle], Perreau. M. de Rocoii ».
4. « Geneviève-lClisabeth Legrand, femme du vitric^r Pierre Rousseau, demeurant à la porte Saint-Michel » [44], 1304.
nourrice à l'enfant. Pendant les neuf ans qu'il vécut encore, il s'intéressa, et intéressa sa famille aux premières études de son fils. En mourant, il lui laissait une petite fortune: « Je donne et lègue, disait son tesl;unent,.... au sieur Jean d'Arembert en pension chez Bérée, faubourg- Saint-Antoine, 1200 livres de pension viag-ère, que je veux et j'entends qui lui soient régulièrement payées et par préférence à tous autres legs, eti arjant touché les fonds de ceux à qui il appartient » '. Que sig-nifie cette dernière et obscure parenthèse? Serait-ce Mme de Tencin qui aurait ainsi discrètement assuré Tavenir de son fils? La chose paraîtra peu probable à ceux qui suivront sa vie jusqu'au bout. Elle devait être alors très détachée d'aussi minuscules affaires. Depuis plusieurs années déjà elle avait trouvé en haut lieu de plus puissantes amours, et commençait à « nager en grande eau » -.
Introduite, par Fontenelle sans doute*, au Palais- Royal, elle n'avait pas tardé à s'apercevoir que le Régent aimait toutes les belles qui voulaient bien le lui permettre. Elle le lui permit*. Mais elle alla trop vite en affaires. Le Régent lui parlait d'amour, elle lui parlait de son frère, dont il n'avait cure. Il eut pour la renvoyer un mot brutal^; et Mme de Tencin tomba ou