Id., septembre
4. Id., 26 août 1722 [49], 321 : (Si Fleury n'a pas pour le chapeau la nomination du Roi de France), « comptez qu'on pensera à celle du Roi d'Angleterre, et que tous nos projets seront renversés, quoiqu'ils deviennent tous les jours plus faisables ».
b. Id., janvier, février, août 1723 [49], 307 ; Tencin à Dubois, dépêche (chiffrée) du 29 septembre 1722 [51], 642, 1° 286.
6. Tencin à sa sœur, mai 1723 [49], 331 ; 22 juillet 1722 [oO], 206, etc.
« J'allai hier, écrit-il à Mme de Tencin, chez le connétable Golonna, où je fis quelques friponneries avec sa fille * >>. D'autres fois : « J'allai hier me délasser h la musique du cardinal Golonna, et ensuite faire quelques friponneries dans la maison Celaricci... J'allai hier chez le cardinal Alexandre ; je friponnai un peu avec donna Ag-nès^ ».
Parmi tous ces « délassements », il rédig-eait à Dubois de laborieuses dépêches, toutes pleines d'insinuations, qui voulaient être habiles, et d'effusions sentimentales : La vie était chère à Rome, et la représentation dispendieuse ; avare pour lui-môme, il croyait devoir être prodig-ue pour le service du Roi'. Il ne « cultivait que des g-ens de mérite et de vertu », mais ils étaient pauvres, il fallait les soutenir *. Le Cardinal travaillait trop, il devrait ménager une santé si précieuse, et tranquilliser ses amis ^.
Les lettres à sa sœur étaient d'un ton au-dessous. Plus de grandes vues politiques, d'affectueuses protestations, d'enthousiasme pour le cardinal. Le bas trafiquant et l'àme médiocre s'y livraient sans vergogne: les hautes charges que sa sœur rêve pour lui,- il est le premier à sentir qu'elle dépassent « ses forces, ses capacités, et plus encore ses désirs*^ ». « Vous avez beau faire, lui dit-il, vous ne me ferez pas croire que je vaille beaucoup. Je n'ai point de mémoire, je suis