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Mémoire pour servir, etc

48 MADAME DE TEXCIX.

gardé pour lui une assez forte somme, mais en s'en reconnaissant débiteur, et en donnant à sa reconnaissance une garantie hypothécaire'. Mme de Tencin, à son tour, l'avait mis en relation avec les ag-ioteurs qui avaient fait sa fortune, avec le sieur Ghabert, par exemple, l'ancien caissier de la société en commandite fondée par elle en 1710. Gomme elle, d'ailleurs, il s'était enrichi un instant au « Système », et restait passionné pour le jeu-. Ensemble, pendant quatre ans, ils firent Tag-io et l'amour, A la fin, chacun prétendit que l'autre l'avait volé. Des deux voleurs, soyons sûrs, avant toute chose, que ce ne fut pas Mme de Tencin la plus volée : « Le caractère de M. de La Fresnais est plein de probité », avouait-elle à un ami commun^. Nous pouvons traduire : le conseiller était un naïf. En 1724, voulant copier sa maîtresse, il avait fondé, lui aussi, une petite banque avec un certain comte de Flohr et le jeune sieur de La Grye. Il s'y fit g-ruger par Flohr et ses amis, se laissa voler quatre- ving-ts actions, essaya de rendre La Grye responsable des vols, demanda vainement contre lui une lettre de cachet, enfin lui intenta un procès, qu'il perdit. G'était la ruinée

Il lui restait quelques valeurs sur l'île de Ré. En 1718, il y avait épousé Aimée Masseau, fille d'un marchand enrichi qui avait acheté la baronnie de Ré. Possédait-il lui-môme des terres dans l'île, soit en propre, soit de l'héritage de sa femme ? Avait-il quel-

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