‹ Madame de TencinChapitre 41 sur 200 · Cf. le Mémoire pour le sieur Jacgues de La Grye\^i · texte numérisé non relu

Cf. le Mémoire pour le sieur Jacgues de La Grye\^i

AFFAIRES d'argent, d'aMOUU ET d'ÉGLISE. 49

ques créances sur ses beau-père et beau-frère, qui se (pouvaient, eux aussi, dans une situation difficile? la ( hose est incertaine, et serait d'un intérêt médiocre, si de toutes ces affaires très embrouillées Mme de Tencin ne devait sortir en 1743 baronne de l'île de Ré'. Il semble en tout cas, qu'au moment de sa g-rande débâcle financière à la fin de 1724, ses titres sur l'ile de Ré aient représenté le meilleur de sa fortune. Pour mettre cette épave à l'abri, il crut très habile déplacer fictivement sur la tète de sa maîtresse ce qu'il essayait de soustraire au pillag-e de ses créanciers. Par des actes notariés du 4 septembre 1724 et du 5 septembre 1725, et parles contre-lettres qui les accompag-naient, il « transporta » contrats de rente et obligations à Mme de Tencin,

Elle prit très au sérieux ces « transports simulés », et garda tout avec une conscience tranquille : « C'est le moindre paiement que je puisse recevoir pour avoir couché avec vous », répondit-elle aux sommations de son ami. Quand le propos serait inexact, il ne serait pas indigne de son positivisme. Admirablement précautionnéc contre les revendications possibles, elle avait conservé tontes les pièces où son amant s'était eng-ag-é par sa sig-nature, mais ne lui avait laissé aucun papier qui pût la compromettre : « Dieu a permis, dirat-elle plus tard dans sa requête au Grand Conseil, qu'on ait trouvé, sous le scellé mis à l'appartement de ce malheureux, différents états et comptes écrits de sa main : il n'y en a aucun où la suppliante soit comprise

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