‹ Madame de TencinChapitre 57 sur 200 · Cf. Xoles de police de juillet-août · texte numérisé non relu

Cf. Xoles de police de juillet-août

de Paris, et de s'en éloig-ner incessamment au moins de quinze ou ving-t lieues, et plus, si elle le jug-eait à propos »'. Mme de Tencin ne le jug-ea point. Elle prit le minimum d'exil, et s'arrêta sur la route d'Orléans, à quatre lieues de la capitale, au petit village d'Ablon, où sa vieille « amie » de Grenoble, Mme d'Aug-ny, la fermière g-énérale, lui offrait l'hospitalité^. Mme de Ferriol y avait aussi une maison de campagne, où elle aimait venir en été ^. Par son amie et par sa sœur, Mme de Tencin g-ardait encore avec Paris une apparence de contact; mais Ablon ne devait être qu'une halte sur la route d'exil, puisque la police exig-eait au moins quinze ou ving-t lieues. A peine arrivée à cette première étape, Mme de Tencin écrivit coup sur coup à Fleury des lettres d'ingénue étonnée : on l'avait calomniée près de Son Éminence; elle n'avait eu part à aucune intrigue ; elle menait une vie retirée, et ne recevait à Paris que ses amis et les amis de son frère; elle offrait, d'ailleurs, au cardinal de lui envoyer la liste de ses connaissances. En attendant qu'elle se fût pleinement justifiée auprès de lui, elle lui demandait l'autorisation de rester à Ablon, pour mieux soigner sa santé, et voir plus commodément sa sœur ; elle le

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