kl., 30 août
DERNIÈRES INTEllGUES, DERNIKRES ANNKES. 03
Tencin, ce fourbe si parlait, comme tout le monde sait, visa toujours au grand objet.
Sa sœur infernale,
avec sa morale, l'y conduira par un forfait, comme tout le monde sait V
Il semble, en effet, que pour « l'y conduire », elle soit venue le chercher elle-même, et le prendre comme par la main. Elle accourt à Lyon ; elle embrasse son frère, le réconforte, l'enflamme, l'initie à toutes les intrig-ues de Paris et de la Cour, pour cfu'il n'entre pas au ministère trop ignorant ou trop imprécautionné. A la fin de septembre, ils sont tous deux à Paris ^
Ils arrivaient à un moment décisif. Le Roi était plus que fatig-ué de la Mailly. Ses larmes, son humilité amoureuse, cette passion qui résistait à toutes les froideurs et à toutes les duretés, exaspéraient le Maître, et excitaient ses convoitises ; car il aimait ailleurs : pas loin du reste de Mmç de Mailly, puisqu'il en désirait la plus jeune sœur, la marquise de la Tournelle. Ces filles de Nesle paraissaient prédestinées pour les amours royales. Après la Mailly, la Vintimille \ Le règne de la troisième approchait ; et déjà les courtisans regardaient derrière elle les deux sœui^s qui restaient, la duchesse de Lauraguais et la marquise de Flavacourt, se de-