Chronique, IC janvier
3. /(/., 31 janvier et 1" février 1743 [89], 230-1; Chanson de 1743 SS A], 230.
4. Rapports de la police secrète des 12, 2:i et 26 février 1743 [91].
reur du Maurepas, si son frère avait trouvé profit à leur réconciliation. Les pourparlers furent vite rompus, semble-t-ii, puisque, trois mois plus tard, quand Richelieu est retourné à l'armée d'Allemag-ne, et que la correspondance reprend entre Mme de Tencin et lui, le Maurepas est plus haïssable que jamais.
Les chances du parti Tencin sont alors en baisse. La guerre de la succession d'Autriche éloig-ne de Versailles les meilleures forces du parti, Noailles et Richelieu. Entre Mme de Tencin et son ami, les lettres confidentielles et chiffrées courent de Paris aux champs de batailles allemands, mais ne peuvent remplacer 'entente immédiate sur le terrain. La campagne même de Pranconie nuit plutôt au prestige du-vieux maréchal. Ses succès y sont douteux; il laisse à Dettingen* compromettre une victoire certaine par l'impétuosité turbulente de son neveu, le duc de Grammont. On apprend par ailleurs que parfois il radote et montre d'étranges lubies; et c'est encore un espoir des Tencin qui s'etîrondre (384).
A Versailles, le Roi est toujours le même, inégal, énigmatique et fuyant. Souvent il ne répond point aux longues lettres que Tencin lui écrit sans encore se lasser; ou, s'il s'amuse à y répondre, « ses réponses n'ont pas le sens commun », et ce commerce silencieux reste sans efficace^. A de certains jours, on pourrait croire le cardinal tout voisin de la faveur et du pouvoir. Pas un ministre n'approche du Roi pour lui parler