Ce traité de Paris est du 3 juin
3. Le départ du Roi avait eu lieu le dimanche 3 mai, à trois heures un quart du matin.
DERNIÈRES INTRIGUES, DERNIÈRES ANNÉES. il3
effort pour se modérer, pour être « discrète », pour ne pas multiplier les démarches qui risqueraient « d'être prises pour une envie de se mêler » (273, 341). La duchesse, de son côté, se montre plus confiante; elle répond à ses lettres « de plus en plus oblig-eamment » (322): « Ma sœur est comblée de ses bontés, et moi par conséquent », écrit le cardinal à Richelieu '. Mme de Tencin est pour la favorite comme l'intendante g-énérale de sa police : elle ne lui laisse rien ig-norer : l'état d'esprit public, les propos des ministres, les pièg'es qui l'attendent, les intrig-ues pour la supplanter. Puisque Mme de Château roux accepte de partager avec sa sœur Laurag-uais les caresses du roi, Mme de Tencin ne se fera point scrupule de répondre pour la maîtresse en second aux « très jolies lettres » que le Roi lui a écrites (309) ; mais, si l'autre sœur, Mme de Flavacourt, laisse entendre à la Reine qu'elle se résig-nera à tout ce que le Roi pourra lui demander, vite Mme de Chàtcauroux est avertie: « J'ai écrit comme vous me le mandez, raconte-t-elle à Richelieu ; je parle d'abord de la lettre de Mme de Laurag-uais, et puis de quelque chose de plus intéressant: c'est d'une conversation de la Reine et de Mme de Flavacourt. La Reine lui dit que le Roi l'avait lorg-née à son souper; elle ajouta qu'elle n'avait pas de meilleure amie qu'elle, et qu'elle voulait être sa confidente. La Flavacourt lui répondit qu'elle lui dirait tout; que, si la chose arrivait, elle ne se livrerait que par crainte, n'ayant aucun g-oût pour le Roi ; mais qu'elle ne .'>oulait pas