‹ Madame de TencinChapitre 85 sur 200 · Lettres des 19 juin ot 20 Juillet · texte numérisé non relu

Lettres des 19 juin ot 20 Juillet

3. 313, 343, 352 ; cf., pour K' détail, les ax'iuoires de Mme de Tenein sur « le mérite et les l ilonts de tous les ol'fieiers de la marine », 334, Ui-1.

Mais, comme, après tout, ce ne serait pas le premier ministre qui serait indig-ne de sa place, — pour venir à bout du « perfide » Maurepas, elle sera plus « perfide )) que lui : elle apprend que Mme de Mailly a demandé insolemment à M. de Gharost « si les vivandières suivraient l'armée », c'est-à-dire si Mme de Ghàteauroux irait rejoindre le Roi. En attendant que sa police ait pu « tirer de Maurepas quelque impertinence » qui le perde, pourquoi ne lui donnerait-on pas le bénéfice de celle-là? « J'ai envie de mettre dans une lettre de Poissonneau ce que je vous mande du propos de la Mailly, et de le mettre sur le compte de Maurepas comme l'ayant dit à la Reine »*. Ce sont des moyens désespérés : « Si Maurepas ne saute pas cette campag-ne, il sera aussi fort que jamais » (302).

Les « vivandières » suivaient l'armée. La duchesse de Ghàteauroux n'avait pu rester à Plaisance. Elle voulait « être présente », pour rassurer son amour inquiet, et surveiller les rivales possibles^. Ge voyag-e « trouvait un g'rand nombre d'improbateurs » ; et « toute la clique Maurepas » s'en indig-nait. Le cardinal proposait son remède: « répandre des charités, aller régulièrement à la messe, et y paraître avec une grande modestie ; par là, disait-il, elle g-a^nera le peuple, et sûrement elle plaira au Roi, puisqu'elle ne fera que l'imiter »^ Mme de Tencin restait persuaduée que « l'incog-nito vaudrait mieux que tout » ; elle aurait voulu, pendant la campag-ne, quelques petits voyag-es, discrets et

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