Cl', plus loin, chapitre YI.p
il n'est pas impossible que Mme de Tencin ait parfois demandé l'a vis de son neveu pour la contexture générale d'un de ses romans; mais je douterais fort qu'il en eût rédig-é, ne fut-ce qu'une pag-e. Et, puisqu'il faut ici choisir entre des affirmations contradictoires, laissons là les racontars de chroniqueurs sans autorité :« Ce sont les g-ens mal instruits, disait l'abbé Raynal au lendemain de la mort de Mme de Tencin, qui attribuent Le Siège de Calais à M. de Pont-de-Veyle ' » ; s'ils s'étaient renseig'nés près de Piron ou près de Montesquieu, ils auraient su, à n'en plus douter, qui se cachait derrière les couvertures anonymes des Mémoires de Comminge et des Malheurs de l'Amour ^ Encore une fois, il n'est point d'autre mystère sous cette discrétion de femme auteur; et l'on risquerait de se tromper lourdement, si l'on voulait cherchera ce scrupule tout mondain des raisons plus personnelles. Composés en des années d'assag-issement et de demi-retraite, les romans de Mme de Ten-