‹ Madame de VandeuilChapitre 4 sur 19 · LE DUC DE PBUTHIÈTRE · texte numérisé non relu

LE DUC DE PBUTHIÈTRE

aonées plus tard, apprendre que des bêtes féroces avaient déchiré le corps de la princesse de Lamballe, et promené au bout d'une pique sa tète ensanglantée.

11 est dans cette vie plus d'un trait de bienfaisance que nous aimerions à citer, si le bien qu'a fait le duc de Penthièvre n'était encore aa-> jourd'hui dans la mémoire de tous. Sa bienfaisance était délicate, ingénieuse, habile à se cacher en des détours charmants. On sait qu'il n'embellit Sceaux que parce que le peuple de Paris en avait fait un but de plaisir et de promenade. Sceaux ne lui plaisait pas. Il aimait Rambouillet, sa résidence de prédilection. C'était là, sous ces beaux ombrages, qu'il avait promené son enfance déjà réfléchie et rêveuse, là qu'il avait goûté ses premières joies, souffert ses premières douleurs et versé ses premières larmes; c'était la patrie de son cœur, le berceau de ses jeunes années, le tombeau des chers et augustes morts qu'il pleurait. Plus d'une fois le roi Louis XVI avait manifesté le désir d'acquérir Rambouillet; mais le duc de Penthièvre avait toujours éludé la fantaisie royale. Enfin, le roi lui ayant dit un jour qu'à la possession de Rambouillet tenait le bonheur de sa vie : c Ah ! sire , s'écria le prince , Votre Majesté a prononcé le grand mot ; Rambouillet

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