‹ Madame de Warens, daprès de nouveaux documentsChapitre 14 sur 18 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Pagre 170, ligne 9: E. Couvreu, art. cit., pag. 95-101, a tâché de ressusciter le jeune Rousseau visitant Vevey. Malheureusement, il a pris au pied de la lettre les Confessions. - Pag-e 171, ligne 2: E. Ritter a établi depuis longtemps, d'après les extraits des registres des conseils de Fribourg et de Berne, la date de la rencontre de R. et de l'archimandrite: le mois d'avril de 1731. - Ibid., ligne 4: La lettre de Rousseau à M. de la Martinière qu'on rencontre parmi les Oeuvres inédites de J. J. Rousseau p. p. Musset-Pathay, Paris 1825, pag. 3-7, ne peut pas être, à mon avis, de Rousseau. Elle a été forgé par quelque bel esprit d'après les Confessions. - Ikid., ligne 12: Ph. Godet, Une lettre inédite de J. J. Rousseau à M. de Bonac dans les Annales de la Société J. J. Rousseau, vol. V, pag. 237-40. - Pagre 177, ligne 27: M- Perrero n'a pas bien lu ce passage;

il a transcrit: ...peut m'incommoder beaucoup la moindre suspension des bienfaits du roi». Mu^nicr (M""" de W. et J. J. R.^ pag. 206) reproduit, d'après Perrero, la lettre en question, en l'accompagnant de cette curieuse remarque: «L'inversion tout italienne de l'avant-dernière phrase... indique ici l'intervention d'un fonctionnaire piéniontais dans la rédaction de la supplique». - l'ag-e 179, ligne 7: Mugnier, oicvr. cit., pag. 206. - Ibitl., ligne 11: Ce document est joint à une lettre du sénateur Sclarandi-Spada à la Cour, du 8 août 1745 (Arch. de Turin, 1^" Sect., Lettere 'particolari) : « Voici, Monsieur, le double de l'état de ce que les espagnols doivent en Savo"e donné par le Caissier Bouvier, ensuite de l'ordre qu'il en a eu de M"" le Contador; on croit qu'il a été donné ensuite des Lettres qu'ils ont eus d'Aixla-Chapelle... ». - ll)ic1«, ligne 17: Il faut avouer que M""" de W. abusait parfois de la bienveillance que lui témoignait la famille royale. Lors de son procès contre M. de Villardin, elle essaya, en vain, d'exploiter son crédit. On lui répondit, le 3 décembre 1732 {Savoie juridique, vol. 101, f. 508): «J'ay diftéré de répondre à la lettre que vous avcs pris la peine de m'écrire le 11 8bre dernier au sujet de la saisie obtenue sur les créances que M"" votre Beaupère a en Savoye pour revendiquer les biens qu'il vous revient au Païs de Vaud parceque j'ay jugé à propos de voir l'issue des représentation que l'on aurait fait ici de sa part, ce qui aiant été fait, je puis vous dire aujourd'hui, Mad®, que le Roy ayant renvoyé cette aflaire au Sénat de Savoye, qui vous a accordé la saisie, c'est à luy qu'il faut présentement que les parties recourent pour en obtenir l'exécution de ce qui sera juste». Il paraît qu'elle ne craignait pas de déranger les plus hauts fonctionnaires de la Cour par des requêtes insignifiantes. Le 21 oct. 17.33, elle reçut cette réponse mortifiante {Savoie juridique, vol. 101, f. 109) : « Ayant examiné le contenu de votre requête qui accompagnait la lettre que vous aves pris la peine de m'écrire, je trouve inutile de vous faire expédier une copie K^ du Traitté que vous souhaités, soit parce qu'étant imprimé, il est K entre les mains de qui souhaite de l'avoir, soit parceque je ne K crois pas qu'il puisse être d'aucune utilité pour l'usage que vous

en voulés faire... >». - Pagre 190, ligne 15: Vous trouvez déjà cette remarque dans Touvrage de Ginguené, Lettres sur les Confessions de J. J. Rousseau, Paris, 1791, pag- 9-10. - l*a,g-e 192, ligne 19: On aimerait à pouvoir dire quelque chose de sûr sur la disparition soudaine et prématurée de G. Anet. Il mourut à 28 ans. On se rappelle sa tentative de suicide et la nuit tragique dont parle Rousseau, lorsqu'il avala la phiole de laudanum, et on pressent dans cette mort un mystère. D'après Mugnier, [M""" de W. et J.-J. R., p. 119) ce qui l'a tué, c'est le désespoir d'être supplanté par Rousseau. Ducros, ouvr. cit. pag. 84, accepte l'hypothèse de Mugnier. - Pagre 193, ligne 17: Voir, par ex., Aur. Stoppoloni, La donna nella vita di G. G. Rousseau, Roma 190P, pag. 30. - Ibicl., ligne 23: Dufour, ar^ aï., pag. 70-1. -Pagre 197, ligne 4: Auguste de Montaigu, Démêlés du comte de Montaigu ambassadeur à Venise et de son secrétaire J.J. Rousseau {1743, 1749), Paris 1904, pag. 90 : « Rousseau, outre ses malversations, espionnait son maître et altérait ses chiffres de correspondance ». - Page 209, ligne 19: Telle n'est pas l'interprétation qu'on donne ordinairement de ce document. Voyez Ant. Mêtral, Testament de J. J. Rousseau trouvé à Chambéry en 1820, publié avec sa Justification envers Madame de Warens, Paris 1820. On y lit des phrases telles que celle-ci (pag. 16): «Il est en présence de la mort, dans ce moment terrible où les affections de l'âme sont le moins dissimulées. Gette femme aimable qui règne dans son cœur se présente à sa pensée ; ses bienfaits le pénètrent de la plus touchante reconnaissance -, il la nomme son héritière pour vivre encore par elle quand il ne sera plus. Gette douce idée lui sert de consolation dans le recueillement de la piété ; et lui laissant le soin de ses funérailles, il semble la voir pleurer sur sa tombe comme il pleurerait sur la sienne...». Les mêmes réflexions se rencontrent chez le docteur F. Helme, Les jardins de la médecine*^ Paris 1907, pag. 65 et suivr. - Pag-e 212, ligne 17: J'apprends ces détails d'une lettre de Rousseau au comte de Lautrec, du 5 oct. 1743 (Aug. de Montaigu, ouvr. cit., pag. 26-7. et Dufour, Ann. de la Soc. J.-J. Rousseau, I, 306). - Pagre 213, ligne 8: D'après Mugnier (M™* de W. et J.-J.

/?., p. 1(38-9), R. avait trop laissé comprendre la nature do ses ra)ports avec M*"' de Warens et celle-ci, qui craignait pour sa peasion, exigeait qu'il vécut hors de la maison. « Il semble qu'il acœptait la condition si elle était imposée aussi à Wintzinried ». L'q)inion de Mugnier est devenu l'opinion courante. - Ibid*, 1 i f n e 23: Notices sur les Charmettes et sur les environs de Chtmbèry, 2» éd. revue et corrigée (par Georges-Marie Raymond), Chambéry 1817. - Pagre 214, ligne 15: Hypfolite Buffenoir, Les Cliarmettes et J.-J. Rousseau, éd. définitive, Paris, 1911, pag. 9-10. - Pagre 216, ligne 10: Mugnier, ouvr. cit., pag. 185. - Pagre 227, ligne 23: Tout le monde connaît et apprécie avec raisoi les belles pages de D. Mornet [Le sentiment de la nature en France de' J.-J. Rousseau à B. de Saint Pierre, Paris 1907, pag. 1S3-192) sur le sentiment'de la nature chez Rousseau. J'aurais voulu, tout de même, y rencontrer le souvenir des Charmettes. - Page 229, ligne 21: Une des erreurs les plus graves du livre, déjà cit3, de M. Lemaître est d'avoir exagéré le contraste entre le premer Discours et les œuvres qui l'ont précédé. 11 n'a pas bien médité ses œuvres. C'est pourquoi il a montré l'éclosion de ses idées sodales et républicaines comme un revirement soudain, surprenant, en contradiction avec tout son passé. - Pagre 231, ligne 28: Il n'«st donc pas étonnant de rencontrer, plus tard, un Jean- Jacques poète galant et petit abbé de salon et on découvre un peu d'hjpocrisie dans les paroles dont il accompagne son poulet à M"" Dipin: «Miséricorde! Jean-Jacques faire des vers! Pardon, Madame et du secret, je vous supplie » (Gaston de Villeneuve- GuiBERT, Le 'portefeuille de Madame Dupin, dame de Chenonceatœ, Paris 1884, pag. 344). - Page 233, ligne 7: A. Sa- Yous, Li iS*"» siècle a V étranger, Paris 18G0, I, 242, remarque que l'idce du \" Discours se trouvait déjà huit ans auparavant dans ré)ître à M. Bordes. C'est vrai; mais elle y était condamnée. -;Pagc 230, 1 i g n e 9: Ann. Soc. J.-J. R. II, 178. - Pagre 240, ligne 6: Rousseau écrivait encore à Voltaire, le 11 déc. 1745: « Monsuur, il y a quinze ans que je travaille pour me rendre digne de vos regards et des soins dont vous favorisez les jeunes muses en qui vous découvrez quelque talent. Mais pour avoir

fait la musique d'un opéra, je me trouve, je ne sais commen;, métamorphosé en musicien». Il avait, paraît-il, tout à fait oublie ces lignes en 17G1, lorsqu'il écrivait à M. Roustan: « Louez-mbi d'une seule chose, mais louez- m'en de votre mieux parce qu'elle est louable et belle: c'est d'avoir eu quelque talent et de ne m'êlfe point pressé de le montrer; d'avoir passé sans écrire tout le fp" de la jeunesse; d'avoir pris la plume à quarante ans et de l'avnr quittée avant cinquante...». - Ibitl., ligne 17: D'après Jes Procès verbaux, Rousseau fut invité, le 22 août, à remettre un mémoire plus détaillé aux commissaires qui lui avaient été d)nnés. Ceux-ci firent leur rapport le 5 sept. (pag. 391-6 du /volume). Le 8, on délivra au jeune homme son certificat. - P«^e 242, ligne 23: Bibl. de Genève, mss. français 231. - Il>ld., ligne 29: Ibid. - Pagre 244, ligne 10: Pour s'excuser de ne pas avoir allongé sa notice, De Conzié allègue « [sa] répugiance à alléguer des faits fiétrissans pour Jean-Jacques».

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